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Je suis exaspéré. Dépité notamment par nos très lâches politiques, qui se servent de non-évènement pour faire le buzz et pour jouer aux cow-boys de la République française. Plus droitard qu’eux tu meurs. « Avec moi, l’islamisme ne passera pas en France ! Je vous le promets. Pas de hijab chez Décathlon, ni à mes côtés quand je fais mon footing dans mes métropoles polluées, j’en fais le serment ! ».
C’est d’un ridicule. Après le Burkini, voici qu’on va polémiquer (et amener la non-commercialisation) sur un autre bout de tissu islamique, le hijab. Ce n’est même pas un vêtement qui cache totalement le visage, c’est un foulard, que l’on va interdire à des femmes qui ont envie de faire du sport. Et cela alors que dans toutes les manifestations de France, chaque semaine, depuis des années, des bataillons d’extrême gauche se cagoulent tranquillement la tête pour tout casser, sans que cela ne pose problème à nos droitards super combattants de la lutte contre l’islamisme.
Au passage, on pourra faire remarquer qu’esthétiquement, entre une jeune femme courant avec un voile islamique Décathlon et un homme obèse pratiquant la marche rapide en vêtements jaunes fluo en bord de mer… il n y a pas vraiment photo…
Le logiciel républicain, l’équivalent d’un Amiga 600 en 2019
Ces mêmes droitards qui s’offusquent aujourd’hui ne mouftent pas, si ce n’est quelques propos à la télévision, quand notre gouvernement annonce – et cela est beaucoup plus dangereux – le retour d’islamistes d’Irak et de Syrie sur notre terre. Où sont nos super droitards, pour aller s’attacher aux avions, les empêcher de décoller d’Irak ? Organiser des manifestations devant l’Élysée ? Bloquer le pays au nom des victimes de l’islamisme ? Ils se taisent bien sûr. L’ennemi principal, c’est le hijab Décathlon !
En réalité, ceux qui sont heurtés par le hijab aujourd’hui le sont parce qu’ils ont un logiciel républicain dans la tête, qui est l’équivalent d’un Amiga 600 en informatique en 2019. Ils sont persuadés qu’en empêchant les millions de musulmans qui sont en France de vivre leur culture et leur religion comme ils l’entendent, ils deviendront de parfaits Français, nos ancêtres les Gaulois, tout ça, tout ça.
Chose qui n’arrivera bien entendu jamais, hormis à la marge, d’autant plus que les musulmans ont la démographie qui parle pour eux. Pourquoi s’intégrer et devenir un bon petit républicain quand aux frontières de l’Europe, et même déjà dans toute une partie de certaines villes d’Europe de l’ouest, ils sont majoritaires et attendent tranquillement leur heure ?
Nos élites croient-elles vraiment que leur discours sur l’égalité hommes-femmes, sur l’égalité, la fraternité, la diversité, parle à des gens qui eux, ont conscience d’appartenir à une religion millénaire puissante et à une civilisation bien particulière ? Des individus qui, bien que possédant la carte d’identité française, belge, anglaise, allemande, ont très souvent une autre nation dans le cœur, une nation qui les transcende un peu plus qu’un discours de Marlène Schiappa sur l’égalité dans le sport ?
Qu’on laisse ces femmes musulmanes s’habiller comme elles le souhaitent. Elles sont ici, sur le sol d’Europe parce qu’il ne se trouve aucun politicien suffisamment courageux pour affirmer qu’en cas d’arrivée au pouvoir, il donnera à tous les disciples passionnés d’Allah la possibilité définitive de vivre leur foi islamique intégrale en Arabie saoudite, au Yémen, au Qatar et dans les nombreuses républiques islamiques que compte notre vaste monde. Dans tous les cas, il leur suffit d’acheter des cartons entiers de hijab chez Décathlon au Maghreb, joies de la mondialisation et de l’ouverture des frontières contre lesquelles ne font rien les droitards, pour de toute façon pouvoir le porter quelques semaines après en France.
Nos enfants doivent pouvoir voir et identifier ce qu’il se passe, les yeux grands ouverts. Notre peuple doit les voir, ces voiles, ces coutumes, ces différences fondamentales qui existent, entre eux, et nous. L’illusion républicaine, le mensonge du « bien vivre ensemble », la religion « des droits de l’homme », ne font en effet qu’entretenir et même aggraver au fil des années la léthargie dans laquelle est plongée la population autochtone de France.
Le hijab, on s’en tamponne le coquillard !
Entendons-nous bien. Je n’ai aucune passion particulière pour le hijab, ni pour le burkini. Cela me laisse plutôt indifférent. Comme dit plus haut, à titre personnel, je suis plus choqué à la vue d’un obèse qui s’exhibe à la plage devant tout le monde que par une jeune femme qui ferait son footing en hijab.
C’est éventuellement politiquement que je suis choqué de voir des femmes en hijab dans une piscine à Rennes, parce que j’y vois un signe de conquête culturelle et religieuse (même inconscient chez celles qui le portent). Encore que je suis plus choqué de voir l’appétit avec lequel nos sexagénaires gaulois travaillent à l’installation de migrants africains, catholiques comme musulmans, dans nos campagnes. Mais n’étant pas un idiot ni un lâche, ce n’est pas contre celles qui portent le hijab que ma colère se tourne.
Ma colère se porte vers celles et ceux qui, au nom d’un mythe (la République française universelle, négatrice des identités) ont permis qu’aujourd’hui, en 2019, le grand débat de la semaine soit de se positionner sur la version sportive du voile islamique. Contre celles et ceux qui ont ouvert toutes nos frontières, permettant à des millions de gens d’autres civilisations de venir, non pas pour des études, non pas pour des vacances, mais pour prendre possession des lieux. Contre celles et ceux qui choisiront toujours le parti de l’étranger contre leur propre peuple, dans l’optique d’acquérir un respect qu’ils n’auront pourtant jamais.
Car ce que nos chers républicains ne comprennent pas, c’est que ces femmes en hijab, et ces hommes qui n’ont que faire de la sacro-sainte laïcité ont bien plus de respect et d’estime pour ceux qui leur disent clairement que nous ne sommes pas les mêmes, que nous n’avons pas vocation à vivre ensemble sur le même territoire.
Bien plus de respect et d’estime que pour ceux qui prétendent leur donner l’illusion que demain, la société française pourra engendrer, absorber, et tolérer dans la joie, la paix et la bonne humeur, un parent 2 transsexuel et métisse, un prêcheur catholique congolais, une chose non binaire nanosexuelle, et un imam turc prêchant l’islam des origines, avec au milieu de tout cela, un pauvre gaulois réfractaire contemplant le suicide progressif d’une civilisation qui a tant apporté au monde entier.
Quand on contemple un tel suicide, votre polémique de lâches sur le hijab, permettez-moi de vous le dire, on s’en tamponne le coquillard !
Julien Dir
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