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La Norvège n’est pas épargnée par les violences migratoires que connaissent de nombreux États européens. Une enquête révèle que les immigrés ont été responsables de 70 % des actes de violence graves commis en 2018 dans le pays.
Suède : le laboratoire scandinave
L’image d’une Scandinavie à la vie paisible et n’apparaissant dans l’actualité que pour ses paysages de carte postale et son modèle social tant vanté par les gauches européennes appartient désormais au passé. La Suède est ainsi en proie à une insécurité grandissante, laquelle est liée très fréquemment avec l’immigration extra-européenne qui réside dans le pays.
Sur Breizh-info.com, nous évoquons régulièrement cette actualité suédoise anxiogène. La Suède a notamment vu le nombre de viols et d’agressions sexuelles commis sur son territoire quadrupler entre 2006 et 2017 ! Mais, si le pays fait office de laboratoire tant sur le plan migratoire que sociétal (NDLR : à l’instar de ce festival de musique interdit aux hommes) au niveau européen (et rivalise ainsi avec l’Hexagone), ses voisins scandinaves ne sont désormais plus en reste.
Violence migratoire : Oslo y goûte aussi
Voici que la Norvège connaît donc, elle aussi, des problèmes sécuritaires découlant d’une immigration problématique. À travers une récente enquête conduite par la chaîne de télévision norvégienne TV2, nous apprenons que les immigrés, s’ils ne représentent « que » 33 % de la population d’Oslo selon Statistics Norway, ont été reconnus coupables lors de jugements de près de 70 % des actes de violence graves commis dans la capitale norvégienne sur l’année 2018. Une période au cours de laquelle 140 individus ont été condamnés.
Précisons que ces actes désignent des faits lors desquels les victimes ont subi des lésions corporelles graves. Il s’agit notamment des attaques au couteau (en forte hausse par ailleurs), des passages à tabac et d’autres cas de violences graves, laissant des traces à vie, comme des coupures profondes et des fractures du crâne. De plus, ces statistiques considèrent comme « immigrées » les personnes qui ont immigré en Norvège ou qui sont nées en Norvège, mais qui ont un père et une mère nés tous deux à l’étranger.
Immigrés issus de cultures violentes
Du côté des autorités norvégiennes, le chef de la police d’Oslo, Hans Sverre Sjøvold, s’est déclaré préoccupé par cette évolution. Il a aussi reconnu que les jeunes migrants étaient « surreprésentés » dans les violences commises en milieu scolaire. Selon lui, l’explication de cette violence serait à chercher dans la « pauvreté » de ces immigrés…
Mais d’autres explications sont également avancées. Pour Ragnhild Bjørnebekk, chercheuse spécialisée dans les violences, l’une des raisons de cette surreprésentation est que les auteurs viennent de cultures où la violence est beaucoup plus répandue. Elle affirme ainsi : « Ils [NDLR : les immigrés] sont plus vulnérables, ils ont subi plus de traumatismes. Certains d’entre eux viennent de cultures violentes, et ils l’emportent avec eux. Il y a aussi ceux qui ne sont pas résidents d’Oslo, qui viennent d’autres pays et ne restent ici que quelques mois ».
À la justification économique de cette insécurité pour certains, répond donc le déterminisme culturel pour d’autres.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/DanielDeNiazi) (Photo d’illustration)
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