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Les poissons vont-ils finir par disparaître de nos océans, victimes du réchauffement climatique et de la surpêche ? Une étude révèle qu’en 80 ans, les ressources halieutiques ont diminué de 35 % dans certaines zones. Explications.
Jusqu’à 35 % de diminution
Il y a de moins en moins de poissons dans les océans. Ce constat, s’il est souvent entendu dans la bouche de marins-pêcheurs inquiets pour leur avenir ou du plaisancier aigri lors d’un retour de pêche infructueux, est également la conclusion d’une étude beaucoup plus sérieuse. Selon la revue scientifique américaine Science, les ressources halieutiques connaîtraient effectivement une diminution plus ou moins sensible dans les différentes zones océaniques de la planète.
Réchauffement climatique : des nuances
La surpêche, facteur aggravant pour le poisson
Par ailleurs, l’étude rapporte un autre enseignement qui rappelle que la surpêche, ce mal du XXe siècle qui se poursuit encore aujourd’hui dans certaines zones, vient encore fragiliser davantage l’avenir de certaines espèces. Nous apprenons donc que les populations victimes d’une « surpêche intense et prolongée étaient vraisemblablement plus susceptibles de pâtir du réchauffement, qui, par ailleurs, risque d’entraver les efforts déployés pour rebâtir les populations actuellement décimées par la surpêche ».
En définitive, à travers cette question du réchauffement des océans, c’est une nouvelle foi la nécessité d’une pêche durable à l’échelle mondiale qui transparaît. Mais les bonnes volontés pourraient aussi se voir annihiler à moyen terme : si la température à la surface du globe augmentait de plus de 2 °C, la totalité des écosystèmes marin et terrestre serait alors menacée de disparition. Avec la catastrophe alimentaire qui en découlerait.
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