Après l’attaque terroriste de deux surveillants à Condé sur Sarthe par un converti islamiste qui a déclaré vouloir venger l’auteur de l’attentat de Strasbourg, les surveillants pénitentiaires, emmenés par FO-Pénitentiaire et la CGT, ont relancé un grand mouvement de protestation.

Réuni à plusieurs dizaines devant la maison d’arrêt de Nantes ce 6 mars et ce 7 mars, ils ont notamment bloqué les extractions judiciaires. Ils annoncent la reconduction du mouvement jusqu’à ce que Mme le ministre (Nicole Belloubet) les entende et réforme les fouilles. Cependant ce mercredi seules deux prisons (Condé sur Sarthe et Rouen) étaient bloquées en fin de journée.

Ce jeudi matin les blocages se poursuivaient en matinée, tandis que l’UFAP, ex-syndicat majoritaire, appelait de son côté les surveillants à retarder leur prise de service. « Au national, ils veulent recommencer un mouvement comme l’année dernière », explique un surveillant pénitentiaire breton, adhérent de FO. « Cependant les collègues qui ont des jours de suspension l’an dernier y réfléchissent à deux fois avant de repartir dans un mouvement dur ».

LBG

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