Des bourses universitaires vont être attribuées à 2 000 étudiants « réfugiés » pour la rentrée prochaine. Une dépense chiffrée à environ 8 millions d’euros pour l’État français. Qui affiche ainsi ses priorités…

Étudiants « réfugiés » : 8 millions d’euros débloqués

Dès la rentrée prochaine, 2 000 étudiants « réfugiés » vont pouvoir bénéficier de bourses universitaires. Une mesure annoncé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation le 12 avril.


En déplacement à Strasbourg, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a ainsi expliqué que cette décision venait mettre fin à « une situation absurde » selon les mots du communiqué de presse du ministère. Ces 2 000 étudiants « réfugiés » ne peuvent actuellement pas toucher ces bourses universitaires. Le coût de cette aide est estimé à environ 8 millions d’euros. Seront concernés les étudiants inscrits dans les formations DU (diplôme d’université) « passerelle – Étudiants en exil » mises en place par une trentaine d’universités.

En plus de ces bourses, les étudiants « réfugiés » en question pourront aussi demander un logement universitaire auprès du CROUS (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) et avoir accès aux aides spécifiques ainsi qu’à la restauration collective.

Étudiants « réfugiés » sans ressources : et les autres ?

Dans le communiqué de presse évoqué précédemment, la Ministre déclare également :

« Le Comité interministériel à l’intégration de juin 2018 a montré l’engagement du gouvernement pour faire en sorte que nous accueillions mieux les étudiants réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire. J’ai souhaité que nous allions plus loin encore car l’un des enjeux majeurs des étudiants en exil est de pouvoir commencer ou reprendre des études dans des conditions décentes, avec une véritable perspective d’insertion professionnelle et sociale ». Une insertion professionnelle à laquelle nombre de diplômés des universités françaises ont déjà bien du mal à goûter.

Par ailleurs, Frédérique Vidal a souhaité rappeler « à quel point il est parfois insupportable d’enseigner à un étudiant en sachant qu’il sera à la rue à la fin du cours » et « parfois aberrant d’essayer de parler intégration à un étudiant sans ressources dont on voit bien qu’il ne se nourrit pas convenablement ». Les 20 % d’étudiants français vivant sous le seuil de pauvreté à travers l’Hexagone apprécieront les priorités de Frédérique Vidal.

Crédit photos : Wikimedia Commons (CC/ Amélie Tsaag Valren)
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