Chanteuse, guitariste, compositeur interprète, Veronika Bulycheva était de passage à Nantes récemment. Breizh-info a rencontré cette artiste russe pleine de talent.

Breizh-info : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? 

Veronika Bulycheva : Je m’appelle Veronika Bulycheva, chanteuse guitariste, compositeur interprète, née en Russie dans un village de la région de l’Oural. J’ai commencé mes études musicales tardivement, à l’âge de 15 ans dans le lycée de Votkinsk, la ville natale du compositeur P.I. Tchaikovsy. J’y ai étudié le chant lyrique, la direction de choeur et l’accordéon. Puis j’ai poursuivi mes études à l’université des Arts à Saint Petersbourg, où j’ai suivi le cursus de guitare jazz. En 1992 j’ai quitté la Russie pour approfondir mes études de jazz en France. Depuis j’évolue librement à Paris. A mon actif j’ai une dizaine d’albums, des centaines de concerts, les tournées en France, en Russie, en Suisse, en Belgique.

Breizh-info : Comment avez-vous opté pour un cursus musical ? 

Veronika Bulycheva : Très tôt, à l’âge de la maternelle, j’ai découvert que j’aimais la musique, je voulais chanter sur scène. Mais, ma voix étant faible – à cette époque il n y avait pas de sonorisation ni micro – on ne me laissait pas faire des solos. Vers 8 ans, j’ai commencé à jouer jouer de l’accordéon  – celui de ma mère – à l’oreille, car dans le village il n’y avait pas d’école de musique. Puis, dans les années 70 apparaît la mode pour la guitare à 6 cordes, ma mère en a acheté une et j’ai appris à jouer de la guitare en écoutant les disques vinyles.

Breizh-info : Quand êtes-vous venue en France et pourquoi ? 

Veronika Bulycheva : Ce n’est le secret pour personne que lorsque le mur de Berlin est tombé et que les frontières se sont ouvertes, beaucoup de jeunes gens ont quittés la Russie pour voir le monde. J’étais parmi ces gens là, assoiffée de liberté et de nouveauté. La musique de jazz, le rock, les rythmes africains m’intéressaient beaucoup. Mon professeur de guitare disait qu’il fallait aller en Europe ou aux États-Unis pour étudier la musique moderne, car en Russie il n’y avait rien dans ce genre.

Breizh-info : Vous m’avez dit que vous donniez des cours ? De quel instrument ? 

Veronika Bulycheva : Ayant reçu une formation d’éducation musicale pour les enfants, j’ai comme vocation de transmettre mon savoir. J’aime sensibiliser les enfants et/où les adultes à la musique, je crois que l’être humain devient meilleurs lorsque il fait de la musique, la vie elle même deviens plus belle lorsque on raisonne en musique ou on accorde nos sentiments à travers les sons. J’enseigne la guitare et le chant. Ainsi j’ai organisé un stage de chant choral russe que j’anime chaque année au mois d’août à La Rosière en Savoie. Cette année il aura lieu du 12 à 17 août 2019. On peut toujours s’y inscrire en me contactant (www.veronikabulycheva.com) ou les organisateurs du festival Vent d’Est (http://www.festival-ventdest.org/ ) dans le cadre duquel se déroule le stage.

Breizh-info : Comment avez-vous eu l’idée de commencer à composer et à vous produire / donner des concerts ? 

Veronika Bulycheva : En Union soviétique, lorsque j’étais enfant, il y avait beaucoup de belle musique et de chansons mais je ne trouvais pas celles qui résonnent en moi. J’ai donc commencé à inventer des mélodies à partir de textes de poètes inconnus et à me produire sur les festivals de la « chanson d’auteur ».

Breizh-info : Combien d’albums avez vous enregistrés ? 

Veronika Bulycheva : J’ai composé plus de cent chansons, produit 5 albums et j’ai encore du répertoire pour 2 nouveaux albums qui attendent d’être enregistrés.

Breizh-info : Avez-vous d’autres dates prévues en Bretagne prochainement ? 

Veronika Bulycheva : Le week-end prochain je vais chanter à Marseille, puis je monte un nouveau spectacle binôme avec l’auteur compositeur interprète franco-gabonais Jann Halexander qui aura sa première à Paris le 16 mai. Ensuite je reviens dans la région le 1er juin pour rencontrer le public chaleureux du Lenine Café à Chalonnes-sur-Loire.

Propos recueillis par L.M.

Crédit photo : Véronique Debry , DR
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