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Ce Premier Mai, mois de la Vierge Marie, j’étais parti me recueillir comme chaque jour, au moment des Vêpres. En chemin, j’étais porté par la rumeur des manifestants parisiens qui interdisaient au moustachu (celui qui a un faux air de Staline) de pérorer du haut de son camion. Il s’était encoigné dans une porte cochère, non loin du bistrot jadis fréquenté par le petit roi… mais les GJ l’y avaient poursuivi et finalement il fut exfiltré, fort marri de n’avoir pas pu bouffer sa langue. Autour, les pavés et les bouteilles (bues, oeuf corse !) volaient…
Ça n’avait rien à voir avec l’année dernière – au temps où le péteux ministre lyonnais (qui l’a plus courte que son prédécesseur Édouard Herriot) faisait des phrases dans la plus pure des langues de bois. On a maintenant un ministre des Intérieurs venu des Hautes-Alpes qui remplace avantageusement Boni de Castellane, décédé il y a pas mal d’années. Mine de rien, avec son adjoint qui a tout du gars solide à qui « on-ne-le-fait-pas », ils sont exactement ce qu’il faut dans le vapotage des émeutiers contemporains. Parce que, de la fumée, on en a désormais des nuées. Et c’est heureux…
Comme je suis voisin de M’sieur Fauvergue, ancien patron du Raid, je suis d’accord avec lui d’oublier le petit étudiant qui fut tué jadis par les motards à Paskouapandro – ceux-là, on ne les oublie pas. La police fut heureusement sauvée du déshonneur par l’ami Philippe Massoni qui, depuis qu’il était étudiant, nous bassinait (nous, ses copains) avec Gustave Le Bon et sa Psychologie des foules. Pourtant il nous disait avoir lu Freud qui avait écrit cet éloge : « On n’a jamais donné une meilleure définition de l’éducation que celle due à Gustave Le Bon : l’éducation est l’art de faire passer le conscient dans l’inconscient« .
Massoni, étudiant, et pas encore Préfet de Police, nous serinait quelques formules (bien utiles aujourd’hui) : » La première phase d’une révolution est consacrée à combattre les nécessités économiques et sociales qui régissent la vie des peuples. L’expérience prouvant bientôt que ces nécessités dominent les volontés, l’ancienne organisation reparaît sous des noms nouveaux. » Ou encore celle-ci : » Ce n’est pas d’une révolution, mais d’une transformation profonde des idées que résultent les réformes durables. » Nous ne saurions mieux conseiller à Castaner de lire et d’apprendre par coeur les sages pensées de Gustave Le Bon.
Voilà qui nous éloigne de la défense de ces misérables GJ sur lesquels on voudrait nous faire chialer. Ce n’est pas parce qu’on descend d’un ménage de métayers qu’on n’a pas le droit d’être fier et approbatif. Tout ça me rappelle ce que disait Bernard Franck de Jean Cau… Le Jean Cau n’avait « pas de quoi se vanter d’avoir eu une mère femme de ménage ! » Sinon, on pourrait jeter à la poubelle et Julien Sorel et le fils de la mère Sallambier… Tss !
À propos, je voudrais ici faire remarquer à cet excellent « Nedeleg » que la « bataille de Quiberon » (faussement rétrécie par des rapides en écriture à l’appendice géographique de ce nom) s’étendit d’Auray à Sarzeau et bien au-delà dans les landes et châteaux du Morbihan… Ainsi, Cadoudal (Georges) et Vincent de Tinténiac reçurent à Sarzeau la seconde partie du débarquement anglo-émigrés, le 10 juillet 1795… L’autre partie avait débarqué du côté de Port Haliguen (face est de la péninsule). Faut lire autre chose que les manuels d’histoire mainstream ! Tinténiac courut même tout ce temps jusqu’à Coëtlogon (à l’époque « Côtes du Nord ») où il mourut en chemin vers Saint-Brieuc. Pensez !
La bataille qui se livra ce Premier Mai 2019, s’étendit de Montparnasse (site privilégié des Bretons de Paris avant que la gare du même nom soit démolie et repoussée au bout de la rue du Départ (et de l’Arrivée) – je prends toujours l’inverse, allez savoir pourquoi ou alors par contradiction)… s’étendit de Montparnasse au boulevard de l’Hôpital. C’est là qu’il y eut une « intrusion« …
Lisons sagement Gustave Le Bon…
MORASSE
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