Fake news ou encore désinformation, voilà le mot d’ordre après les propos tenus par le gouvernement et notamment le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, à propos des incidents survenus à l’occasion des manifestations du 1er mai à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Alors que le premier flic de France avait qualifié d’attaque, l’intrusion de plusieurs manifestants dans l’enceinte de l’hôpital parisien ajoutant qu’ils avaient saccagé du matériel au sein du service réanimation, la thèse gouvernementale a pris du plomb dans l’aile après la diffusion de nombreuses vidéos attestant du contraire notamment celle d’un des soignants du service en question.

Pas d’intrusion, pas de saccage et pas de violence mais plutôt des manifestants en train de fuire. Un mouvement de foule  pour se réfugier dans l’enceinte de l’hôpital afin d’échapper probablement aux charges des forces de police ou à l’air saturé de gaz lacrymogène.

Ainsi, non seulement les accusations de Christophe Castaner semblent relever de la plus pure désinformation, mais sa responsabilité apparaît clairement engagée dans cet événement.  Pourtant, le gouvernement avait mis le paquet pour appuyer la fake news.

D’ailleurs le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a également dénoncé de son côté une « exaction » et un acte « inqualifiable». Si l’exécutif ne semble faire qu’un derrière un ministre de l’intérieur plus que jamais fragilisé, l’opposition n’en demandait pas tant pour monter au créneau.  S’il s’agit de rester prudent alors qu’une enquête est en cours,  les formations politiques demandent à présent des comptes au pensionnaire de la Place Beauvau. En première ligne pour critiquer l’action du ministre de l’intérieur : la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Menteur ou  encore incompétent, le député de Marseille n’y est pas allé par quatre chemins pour qualifier l’action du ministre de l’intérieur. Par ailleurs, il a demandé à ce que Christophe Castaner soit démis de ses fonctions sans délai. Si cette demande a peu de chance d’aboutir dans les heures qui viennent, le bagage du locataire de la Place Beauvau commence sérieusement à se remplir. En effet, entre la gestion calamiteuse des manifestations de gilets jaunes, des mensonges à répétition sans oublier son petit détour sur le dancefloor parisien quelques heures après le 17ème acte, le bilan est plus que salé, le tout en seulement un peu plus de 6 mois passés aux commandes.

Voir le JT de TV Libertés du 3 Mai 2019 ci-dessous qui évoque l’affaire

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