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En application d’une mission d’intérêt général confiée par l’État, l’ONF (Office national des forêts) gère plus de 378 km de dunes domaniales le long de la façade atlantique. En 2018, plusieurs épisodes tempétueux ont renforcé et amplifié l’érosion du cordon dunaire. En Pays de la Loire, l’ONF veille sur 75 km de dunes, leur suivi et la préservation de la biodiversité et la diversité des milieux qu’elles abritent. En Bretagne, ce sont 38 km de dunes qui sont protégés.
Comment préserver les dunes ?
L’entretien de la dune vise principalement à lutter contre l’érosion éolienne en réduisant la vitesse du vent au niveau du sol. Les techniques utilisées sont de trois types : couvertures de branchages, brise-vent, plantations. L’objectif est de conserver ou de recréer des conditions favorables au développement de la végétation. C’est ce qu’on appelle la gestion souple : utiliser les processus naturels (vent, dynamique végétale) pour piéger le sable au plus près de sa source, la plage, et accompagner la dune littorale dans son évolution… le tout en maintenant une mosaïque d’habitats naturels et remarquables. Près de 160 personnes de l’ONF (ingénieurs, techniciens, ouvriers) sont mobilisés pour ce travail.
Une érosion marine en cours
En 2018, les cordons dunaires ont peu souffert de l’érosion marine, mais sur certains secteurs fragilisés, des reculs significatifs ont été observés par les équipes de l’ONF. On peut citer Olonne en Vendée ou encore l’île d’Oléron qui subit une érosion marine chronique avec des reculs de plus de 20 m chaque année. Les secteurs du Nord-Médoc vers Soulac, la pointe du Cap Ferret et le nord de La-Teste-de-Buch ont également souffert avec des entailles d’érosion de 448 m de long en moyenne.
Une érosion éolienne qui s’amplifie
Deuxième phénomène qui peut provoquer la déstabilisation des dunes, l’érosion par le vent. 2018 a été marqué par 8 épisodes tempétueux. Cette répétition de phénomènes climatiques a mis à mal le système sédimentaire côtier qui n’a pas eu le temps de rétablir des profils protecteurs (formes aérodynamiques de la dune) et de gros stocks de sable avant qu’une nouvelle tempête ne parvienne à nouveau à fragiliser le cordon dunaire. L’érosion éolienne a donc été particulièrement active, a entaillé des cordons, et a créé des siffle-vents (vent qui s’engouffre dans un passage et qui accélère l’érosion). Les érosions les plus marquées sont situées à Quiberon dans le Morbihan, à Longeville en Vendée, au nord de la forêt de La Coubre en Charente-Maritime, à la pointe du Cap Ferret et à la Teste-de-Buch en Gironde. Les transferts de sable vers les dunes grises et boisées ont été importants. Certains secteurs ont pu profiter du répit de l’érosion marine pour se recharger en sable au cours du second trimestre 2018. Le stock a été étoffé grâce aux dispositifs « capteurs » mis en place par l’ONF permettant d’amortir les évènements climatiques. Ces évolutions naturelles permanentes, dues aux processus météo-marins, nécessitent une vigilance et un entretien constant.
En 2018, l’ONF a mis en place : 13,2 km de brise vent, 28,3 ha de couverture de branchages, 7,62 ha de plantations, 3,7 ha d’écrêtages et remodelages de la dune (pour redonner plus rapidement une forme aérodynamique à la dune), 29 km de clôtures.
Crédit photo : DR
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