Cyber-addiction. La civilisation du poisson rouge, de Bruno Patino [Vidéo]

A LA UNE

Thierry Burlot (Nous la Bretagne) : « Notre processus démocratique marche mal, de plus en plus mal » [Interview]

Premier des cinq candidats à répondre aux questions à quelques jours du second tour des élections régionales, Thierry Burlot,...

Régionales 2021. Le point sur le second tour, région par région

On vous propose de faire le point sur le second tour des régionales qui se déroulera dimanche prochain, point...

2ème tour des élections régionales en Bretagne. Mode d’emploi

Après le premier tour qui n'a pas mobilisé les foules, le deuxième tour des élections régionales s'annonce dimanche en...

Régionales 2021. Les résultats dans toutes les régions de France

Retrouvez ci-dessous les résultats des élections régionales dans toutes les régions de France. L'abstention s'établit à 66,1%, ce qui constitue...

Etrangers en situation irrégulière. Des soins évalués à plus d’un milliard et demi d’euros par an

C’est un pavé dans la mare que vient de jeter au parlement une députée de l’opposition. Dans un rapport rendu...

La civilisation du poisson rouge est un livre de Bruno Patino. Directeur éditorial d’Arte France et dirige l’école de journalisme de Sciences Po. Spécialiste des médias et des questions numériques, il est l’auteur, avec Jean-François Fogel, d’Une Presse sans Gutenberg et de La Condition Numérique. Dernier essai publié : Télévisions (Grasset, 2016).

Voici la présentation du livre par l’éditeur 

«  Le poisson rouge tourne dans son bocal. Il semble redécouvrir le monde à chaque tour. Les ingénieurs de Google ont réussi à calculer la durée maximale de son attention  : 8 secondes. Ces mêmes ingénieurs ont évalué la durée d’attention de la génération des millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés  : 9 secondes. Nous sommes devenus des poissons rouges, enfermés dans le bocal de nos écrans, soumis au manège de nos alertes et de nos messages instantanés.
Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology évalue à 30 minutes le temps maximum d’exposition aux réseaux sociaux et aux écrans d’Internet au-delà duquel apparaît une menace pour la santé mentale. D’après cette étude, mon cas est désespéré, tant ma pratique quotidienne est celle d’une dépendance aux signaux qui encombrent l’écran de mon téléphone. Nous sommes tous sur le chemin de l’addiction  : enfants, jeunes, adultes.
Pour ceux qui ont cru à l’utopie numérique, dont je fais partie, le temps des regrets est arrivé. Ainsi de Tim Berners Lee, «  l’inventeur  » du web, qui essaie de désormais de créer un contre-Internet pour annihiler sa création première. L’utopie, pourtant, était belle, qui rassemblait, en une communion identique, adeptes de Teilhard de Chardin ou libertaires californiens sous acide.
La servitude numérique est le modèle qu’ont construit les nouveaux empires, sans l’avoir prévu, mais avec une détermination implacable.  Au cœur du réacteur, nul déterminisme technologique, mais un projet qui traduit la mutation d’un nouveau capitaliste  : l’économie de l’attention. Il s’agit d’augmenter la productivité du temps pour en extraire encore plus de valeur. Après avoir réduit l’espace, il s’agit d’étendre le temps tout en le comprimant, et de créer un instantané infini. L’accélération générale a remplacé l’habitude par l’attention, et la satisfaction par l’addiction.  Et les algorithmes sont aujourd’hui les machines-outils de cette économie…
Cette économie de l’attention détruit, peu à peu, nos repères. Notre rapport aux médias, à l’espace public, au savoir, à la vérité, à l’information, rien n’échappe à l’économie de l’attention qui préfère les réflexes à la réflexion et les passions à la raison. Les lumières philosophiques s’éteignent au profit des signaux numériques. Le marché de l’attention, c’est la société de la fatigue.
Les regrets, toutefois, ne servent à rien. Le temps du combat est arrivé, non pas pour rejeter la civilisation numérique, mais pour en transformer la nature économique et en faire un projet qui abandonne le cauchemar transhumaniste pour retrouver l’idéal humain…  »

Voici la chronique du livre, par Michel Drac

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Florian Philippot revient sur le Covid, les régionales, le RN

L'ex numéro 2 du FN et président des Patriotes est revenu sur les élections régionales au micro de Boulevard...

Jean-Yves Le Gallou sur le RN : « La pasteurisation du discours mène à l’abstention ! »

Dans une série de tweets, Jean-Yves Le Gallou est revenu sur les scores décevants du Rassemblement national lors des...

Articles liés

Entreprises bretonnes. Un rapport au numérique bouleversé par la crise sanitaire

Depuis 2020, la crise sanitaire que nous traversons a contraint les entreprises à s'adapter au contexte via un recours aux usages numériques. Comment ont-elles...

Réseaux sociaux. Comment gérer les comptes d’un défunt et son « testament numérique » ?

Avec trois utilisateurs de Facebook qui décèdent dans le monde toutes les minutes, comment les proches d'un défunt peuvent-ils gérer au mieux la «...

Enquête sur l’irrésistible ascension d’Amazon

Innovation, monopole, exploitation : jusqu’où ira Amazon, plate-forme tentaculaire de vente en ligne ? Au travers de la croissance exponentielle de ce géant, un...

La démocratie à l’ère du numérique par Irena Descubes

Suite à la diffusion d'images privées impliquant Benjamin Griveaux et de sa décision de retirer sa candidature à la mairie de Paris, beaucoup s'interrogent...