Dettes de stups, dettes de sang. Le proverbe s’est vérifié une fois de plus cet après-midi du 19 juin en correctionnelle. Un dealer d’origine marocaine, clandestin en France depuis janvier 2017 – ce qui ne l’empêche ni d’avoir un casier judiciaire long comme le bras, ni d’être trafiquant dans le quartier « sensible » de la Boissière au nord de Nantes – a tout cassé chez l’un de ses clients pour une dette de drogue.

Nabil S. a défoncé la porte le 17 juin dernier, mais aussi cogné au marteau sur le mobilier et sa victime, pour une dette de 200 € – ce qui correspondait à 5 grammes d’héroïne. Sa victime, un jeune homme actuellement au chômage, marqué par les stigmates de la « blanche », tente actuellement de se sevrer au Subutex. Agé de 43 ans, marocain d’origine, Nabil se dit domicilié chez une tante mais habite en fait à la Boissière.

Très fruste et onze fois condamné

Sans travail connu, il « deale de tout. Coke, héro, shit, crack, même du Subutex à 20 euros la boîte qu’il prend au Triangle [un lieu de réinsertion et de sevrage des toxicomanes] et revend. Comme ça il dit qu’il fait les démarches, et revend un produit qui ne lui coûte rien. » Les contribuables apprécieront. Le dealer consomme lui-même de tout, mélange à l’alcool. Il semble très fruste. « C’est une bête rude », confirme un proche du dossier. « Il consomme de tout et revend une partie. Il vit entre la Boissière et une pute à came, une fille qui consomme aussi au Pellerin et qui profite de sa présence pour avoir de la came gratis. »

Onze condamnations au casier, pas de domicile stable malgré une attestation de résidence rédigée à la va-vite par sa tante. Pour le tribunal ça ne fait pas un pli, s’il ressort, il va terroriser à nouveau ses débiteurs – la victime n’a pas osé se porter partie civile. Donc il est maintenu en détention, et renvoyé en correctionnelle… d’ici quelques mois. Ses victimes pourront dormir tranquilles.

LM

Crédit photo :DR
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