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Après plusieurs mois d’investigations, la police a porté un coup décisif à un trafic de stupéfiants solidement implanté dans le quartier de Ménimur, à Vannes. Une opération judiciaire d’envergure, menée le 13 janvier, a conduit à l’interpellation de six personnes à Vannes, Plescop, Saint-Avé et Plumelin. Parmi elles figuraient deux mineurs âgés de 16 et 17 ans. Le point de deal principal se situait à l’angle des rues Eugène-Delacroix et Sonia-Delaunay, mais le réseau assurait également des livraisons à domicile, étendant ainsi son emprise au-delà du quartier.
Les perquisitions réalisées dans le cadre de ce coup de filet ont permis la saisie de résine de cannabis, de cocaïne et d’ecstasy, ainsi que de sommes en numéraire. Les éléments recueillis ont confirmé l’existence d’un trafic organisé, reposant sur une hiérarchie clairement établie et des méthodes éprouvées, dans un secteur urbain pourtant déjà sous surveillance policière.
Une enquête de longue haleine
Les investigations avaient débuté au printemps 2025, mobilisant sur la durée les patrouilles de voie publique et la brigade des stupéfiants du commissariat de Vannes. Le travail s’est appuyé sur des mois de surveillance et d’écoutes téléphoniques, avec l’appui de policiers venus de Lorient, Nantes et Rennes, ainsi que de leurs équipes cynophiles. Cette coopération interservices a permis de documenter précisément l’activité du réseau et ses ramifications locales.
Selon les enquêteurs, le trafic générait jusqu’à 3 000 euros de chiffre d’affaires quotidien. Une dimension financière qui illustre le niveau d’organisation atteint par ce réseau, capable de maintenir une activité régulière pendant près d’un an au cœur d’un quartier d’habitat dense, malgré la présence policière.
Des condamnations fermes, y compris pour des mineurs impliqués
Trois des six personnes interpellées ont été jugées vendredi 16 janvier par le tribunal judiciaire de Vannes. La tête du réseau, Resul Miftari, Albanais né en 2007, a été condamnée à deux ans de prison, dont un an ferme avec mandat de dépôt, et a été incarcérée à l’issue de l’audience. Sa compagne, âgée de 22 ans, qui participait aux livraisons en utilisant son véhicule personnel, a écopé de six mois de prison avec sursis. Un mineur de 15 ans, chargé de tenir quotidiennement le point de deal depuis près d’un an, a été placé sous contrôle judiciaire et orienté vers une structure éducative.
À l’issue de l’audience, le commandant divisionnaire Yannick Le Barre cité par Ouest-France s’est félicité de l’aboutissement de ce dossier : « Nous sommes très contents, c’est une enquête de longue haleine », soulignant « l’implication des équipes de voie publique et de la brigade des stupéfiants qui n’a pas compté ses heures ». Un succès policier qui n’efface pas la réalité d’un trafic durablement implanté dans certains quartiers vannetais.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Vannes : un nouveau trafic de stupéfiants démantelé à Ménimur”
Un quartier si calme pensé et construit pour loger des rescapés d’Algérie, les employés de Michelin, de Bic et autres industries venant s’installer à Vannes du temps où le PLAN existait et servait à quelque chose. Il nous manque un gouvernement à poigne. Venir s’épancher sur CNews ne suffit plus!
@ Raymond : Venir s’épancher sur Cnews n’a jamais fait de bons citoyens, ça se saurait sinon 😆
Et je pense que les résidents du quartier, dans l’immense majorité, ont plus apporté que détruit. Comme partout ailleurs, il y a des dérives, c’est la vie. Et nombre de mineurs impliqués sont français. Cdt.
Français mas de quelle origine ? ce n’est pas avec des sanctions aussi légères qu’on va perturber l’organisation des cartels. 1 ab ferme pour l’Albanais qui va rester sur notre sol et recommencer, mineur condamné à des parties de baby foot, c’est plutôt incitatif à reprendre le business. Même pas peur