Ce 4 juillet vers 2 heures du matin, après avoir lentement replié leurs affaires square Daviais depuis 22 h, une centaine de migrants et une cinquantaine de leurs soutiens membres de divers collectifs d’extrême-gauche ont entrepris de troubler le sommeil des Nantais en « déambulant » dans le centre-ville, avec fanfares et tamtams. Le son de l’invasion n’a guère enchanté les Nantais qui y vivent encore, dans un centre-ville en proie à la délinquance de rue et donc maintenant, aux migrants.

« J’étais en train de dormir quand j’ai entendu tout un barouf, et j’ai vu finalement vers deux heures du matin tout le cortège descendre rue du Calvaire, ils faisaient un barouf de tous les diables », relate ce Nantais qui vit près de l’église Saint-Nicolas. « Déjà qu’on n’a pas moyen d’être tranquilles avec les manifs, ils nous empêchent de travailler quand ils ne cassent pas tout, et maintenant on a les mêmes qui nous empêchent de dormir la nuit. Ras le bol ! », se révolte cette habitante de la rue Contrescarpe.

La tension monte autour du gymnase squatté

La manifestation a fini dans une nasse policière rue de l’Arche-Sèche, vers trois heures du matin, avec contrôle d’identité de tous les participants présents. Deux militants d’extrême-gauche ont été interpellés. Ce soir vers 17 heures, d’autres contrôles des forces de l’ordre ont eu lieu sur divers véhicules proches du gymnase squatté par les migrants, au grand dam des riverains, près de Beauséjour, mais sur la commune de Saint-Herblain.

Certains voisins ne cachent pas leur « ras-le-bol » devant « ces initiatives de quelques cons d’extrême-gauche qui embêtent toute une ville. Vu le nombre qu’ils disent être, qu’ils en prennent deux ou trois chacun de leur côté, et le problème sera réglé », s’exclame un serveur du centre-ville. La maire de Nantes n’est pas épargnée « elle est à plat ventre devant ces assoces qui multiplient les infractions aux lois, si elle les aime les migrants, elle n’a qu’à leur payer des chambres d’hôtel, et pareil pour leurs soutiens qui sont souvent les enfants des grands bourges du centre-ville… oui ceux là qui mettent leurs enfants à Blanche de Castille pour ne pas subir la carte scolaire ! », estime une autre riveraine.

Louis Moulin

Crédit photo : manifestation de migrants à Nantes en avril 2019, DR
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