Histoire des Blancs, Puy du fou la grande trahison, Ethnocentrism, Euthanasie l’envers du décor : voici la sélection littéraire de la semaine alors que les Grandes vacances viennent de débuter.

Histoire des Blancs

de Nell Irvin Painter

Présentation de l’éditeur.

La notion de race fait un retour violent dans le langage et les conflits sociaux en France, comme si le sujet avait été refoulé, alors que les États-Unis n’ont pas cessé de s’y confronter. Les minorités visibles n’hésitent plus à revendiquer leur couleur ou leur identité racisée. L’historienne afro-américaine, Nell Irvin Painter, adopte un point de vue révolutionnaire : au lieu d’étudier la négritude, elle interroge la construction de la notion de race blanche, depuis les Scythes de l’Antiquité jusqu’aux catégories raciales utilisées dans l’Occident d’aujourd’hui. 
Elle étudie la manière dont la désignation de Blancs et de Non-Blancs a évolué selon les croyances politiques et la représentation des corps. Elle montre les constructions du regard sur la couleur, et leurs liens avec les critères esthétiques de la beauté féminine. Elle étudie les passages entre les pensée américaines et européennes au XIXe siècle. Elle analyse les catégories raciales qui définissent les identités aujourd’hui.

Le livre est intéressant car il permet de comprendre ce qui peut traverser l’esprit tordu d’une militante noire obsédée par la race, n’appréciant manifestement guère l’homme blanc hétérosexuel, et bénéficiant en France d’un appui médiatique et universitaire qui en dit long sur la gangrène qui ronge notre société occidentale. Comme un livre de Jacques Attali, ce livre est nécessaire à lire – Painter, diplômée d’Harvard, est détestable mais brillante – pour bien comprendre l’ennemi qui nous déteste et qui souhaite notre disparition. On ose imaginer si un militant identitaire européen avait écrit un tel livre intitulé « Histoire des noirs »…

Histoire des Blancs – Nell Irvin Painter – Max Milo – 29,9€

Puy du fou, la grande trahison

Christine Chamard

Présentation de l’éditeur

C’est l’histoire, poignante, d’un rêve fracassé : celui des bénévoles qui ont fait du Puy du Fou le second parc à thème français et qui se trouvent dépossédés du fruit de quarante ans de dévouement et d’enthousiasme.

Pour parvenir à ce résultat, Philippe de Villiers et son fils Nicolas ont procédé par petites touches successives. Ecartant sans ménagement ceux qui se mettaient en travers de leur route, provoquant le départ de centaines de Puyfolais, ils ont transféré à leur famille la gouvernance et la quasi propriété de l’ensemble du groupe Puy du Fou, contrairement à ce qu’ils continuent à affirmer dans les médias.
Au travers de témoignages nombreux et bouleversants et en s’appuyant sur des documents chiffrés incontestables, l’auteur rétablit la véritable histoire du Puy du Fou et rend hommage à ses Pionniers, figures emblématiques d’un succès qui leur doit tout.

Un livre intéressant, faits de révélations, ou plutôt d’affirmations visant à déstabiliser le clan de Villiers notamment. Des révélations sur l’envers du décor, ou rien n’est tout noir, ni tout blanc. Un livre qui prend parfois des accents de vengeance, mais qui mérite d’être lu et confronté.

Puy du Fou, la grande trahison – Christine Chamard – Max Milo

Euthanasie, l’envers du décor

Sous la direction de Timothy Devos

Huit soignants belges – professeurs d’université, médecins, infirmiers et éthiciens reconnus et expérimentés en accompagnement palliatif – tentent ensemble de dire leurs questions autour de la fin de vie, des soins palliatifs et de la pratique de l’euthanasie. Deux femmes médecins, française et israélienne, se sont jointes à eux. Les regards croisés de ces praticiens de la santé font la richesse et l’originalité de cet ouvrage.

Les auteurs partagent ici leur vécu et leurs réflexions face aux demandes d’euthanasie et d’accompagnement en fin de vie auxquelles ils ont été confrontés, dans un pays, la Belgique, où l’euthanasie, dépénalisée depuis 2002, est aujourd’hui
souvent devenue un acte usuel, pour ne pas dire banal. Ces récits évoquent l’envers du décor, l’autre face d’une réalité qu’il est grand temps de prendre en compte ou d’évaluer avec plus de rigueur.
Le livre s’adresse tant au milieu médical qu’à toute personne s’interrogeant sur le sens de la mort et de la souffrance, ainsi que sur la réalité de l’application d’une loi qui, votée en 2002, suscite toujours plus de questions.
Ce livre rend la parole aux soignants de terrain afin qu’ils partagent ce qu’ils ont vécu, des histoires concrètes. Ils permettent au lecteur de prendre conscience de la complexité des situations et des conséquences concrètes de la loi sur l’euthanasie.
La réalité belge est suivie et analysée depuis le monde entier. De nombreux pays trouveront ici des réponses aux questions qu’ils se posent par rapport à l’accompagnement à donner en fin de vie et au rôle des lois se proposant de définir ce qu’elles permettent ou non.

Un livre particulièrement instructif dans le contexte actuel, en France.

Euthanasie, l’envers du décor – Timothy Devos – Editions Mols – 23€

Ethnocentrism

Par Edward Dutton

Lorsque la dernière grande vague migratoire a commencé en 2015, plus d’un million d’Africains et d’Arabes sont entrés en Europe. De nombreux pays d’Europe occidentale les ont accueillis à bras ouverts, tandis que les pays d’Europe orientale ont réagi avec horreur à la perspective de les accepter, tout comme les pays du Moyen-Orient et de l’Extrême-Orient. Pourquoi certaines nations sont-elles beaucoup plus accueillantes pour les immigrants que d’autres ? Pourquoi certains groupes ethniques sont-ils plus ethnocentriques que d’autres, et pourquoi les Européens semblent-ils si peu ethnocentriques ? Ce livre très original se propose de répondre à ces questions cruciales, l’auteur y dressant des conclusions que la morale républicaine française réprouve.

Il s’agit en effet d’un livre en anglais, édité par la maison d’édition Arktos (qui publie également, par exemple, Guillaume Faye ou de Benoist dans la langue de Shakespeare), rédigé par un anthropologue anglais, Edward Sutton, controversé dans son pays comme tous ceux, y compris scientifiques, qui amènent d’autres thèses que la doxa ambiante.

Les idées principales de son livre sont les suivantes :

– Les populations humaines ont évolué pour être profondément différentes
– La race est un marqueur réel et utile, un produit de l’évolution
– L’évolution est continue et rapide
– L’évolution a amené les peuples européens à l’apogée de leur intelligence à l’époque de la révolution industrielle, et ils sont en déclin depuis.
– Deux causes à ce déclin selon lui et notamment la baisse de la natalité chez les gens jugés intelligents, mais aussi l’immigration de peuplement.
– Les groupes raciaux et ethniques ont des intérêts différents, d’où l’ethnocentrisme.

La conclusion de Dutton est que les Européens blancs sont la grande population la moins ethnocentrique de la planète. Le déni de leur propre intérêt personnel équivaut à un suicide. Et pourtant, ils sont constamment vilipendés comme racistes. Terriblement réaliste.

Ethnocentrism – Edward DuttonArktos éditions

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine