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En Angleterre, six hommes viennent d’être condamnés dans le cadre d’une série d’infractions sexuelles liées à l’exploitation sexuelle d’adolescentes à Rotherham. Ils sont tous d’origine extra-européenne.

Angleterre : scandale sexuel sur fond d’immigration

À Rotherham, dans le Yorkshire, le calvaire des jeunes filles avaient duré de 1997 à 2013. C’est dans cette ville située au nord-ouest de Sheffield qu’a eu lieu l’une des plus vaste enquête sur l’exploitation et les abus sexuels concernant des enfants au Royaume-Uni. Selon l’Agence nationale de la criminalité (NCA – National Crime Agency), au moins 1 510 adolescentes y ont été abusées au cours de cette période. Cette enquête nommée « opération Stovewood » voit plus de 200 personnes travailler sur le dossier.
À l’issue d’un procès ayant duré huit semaines, ce sont cette fois six hommes qui ont été reconnus coupables de 20 chefs d’accusation par un jury composé de six hommes et de six femmes à la Cour de la Couronne de Sheffield, après presque deux jours de délibérations à la suite d’un procès de six semaines. Ils étaient jugés pour des sévices infligés à sept filles de moins de 16 ans entre 1998 et 2002.
Quant à l’identité de ces criminels, il s’agit de Masaued Malik, 35 ans, Aftab Hussain, 40 ans, Abid Saddiq, 38 ans, Sharaz Hussain, 35 ans et deux autres hommes âgés de 33 et 35 ans.
Déjà placés en détention provisoire avant leur procès, les six hommes devraient connaître leur condamnation vendredi 30 août.

Des jeunes filles droguées par le gang

L’Agence nationale de la criminalité a par ailleurs déclaré que les adolescentes ont été délibérément prises pour cible en raison de leur vulnérabilité et dans le seul but de devenir des objets sexuels pour les hommes.

Pour mettre la main sur leurs victimes, les hommes se garaient à l’extérieur des écoles locales ou traînaient à la gare routière de Rotherham, attendant les adolescentes vulnérables. Opérant comme un véritable gang, les hommes donnaient de l’alcool et de la drogue aux jeunes filles avant qu’elles ne soient victimes d’abus sexuels. Par la suite, les malheureuses passaient dans les mains d’autres hommes du réseau qui en abusaient à leur tour.

Selon la NCA, les adolescentes n’avaient, à l’époque, pas conscience de subir des violences sexuelles car elles pensaient que ces relations forcées étaient une sorte de « prix nécessaire » pour obtenir de l’attention. Si l’explication semble très alambiquée, elle conduit toutefois à une autre interrogation sur le rôle des parents des victimes.

Aujourd’hui, les sept jeunes filles souffrent toujours des traumatismes causés par ces violences. Depuis le début de l’enquête, 20 hommes ont déjà été condamnés et 190 suspects ont été identifiés par la NCA. Les enquêteurs ont encore du travail face à l’ampleur des crimes sexuels commis par les gangs extra-européens en Angleterre.

Arthur Keraudren

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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