L’épidémie de vols de colliers à l’arraché continue à sévir à Nantes, après plusieurs faits signalés déjà début juillet et courant août. Peu avant midi, deux voleurs d’origine nord-africaine se sont introduits dans un commerce proche du parc de Procé et ont arraché les trois colliers d’une dame. L’un des voleurs a été interpellé par la suite vers 16 heures.

Arrêté grâce à sa coupe de cheveux

Pris à partie par les clients et la commerçante, les voleurs se sont montrés menaçants – l’un d’eux a même sorti son couteau. Aisément reconnaissable grâce à sa coupe à la Neymar, un des deux individus a été arrêté place du Commerce vers 16 heures. Il avait encore sur lui une médaille issue du butin du vol.

Un autre vol de collier à l’arraché a été commis ce 26 août à 19h30 par un individu. Il a arraché le collier en or d’une femme de 56 ans, médecin au CHU Hôtel-Dieu, alors qu’elle montait dans le tramway, puis s’est enfui à pied en direction de la gare.

Les victimes ? Le plus souvent des femmes

Les vols de collier à l’arraché se multiplient dans les grandes villes françaises, notamment récemment à Rouen le 17 août dernier, à Trappes et dans deux communes voisines des Yvelines les 10 et 11 août – une victime a même été mordue – à Nice quartier Riquier  du 12 au 14 août, à Nîmes début juillet dernier – le voleur, nommé Mohammed M., a été interpellé et condamné depuis, à Lyon près de la place des Terreaux début août – l’auteur est un SDF de 20 ans avec 58 condamnations au casier judiciaire, etc.

« Les victimes sont souvent des femmes, et encore plus souvent des femmes âgées de 70 ans et plus », relève un policier nantais. « Quand les voleurs agissent, la victime est occupée – elle parle, elle est dans un commerce, ou devant un distributeur de billets, elle s’apprête à monter dans un tramway ou un bus. Quant aux colliers, ils sont en or ou semblent l’être, ils n’arrachent pas la verroterie ».

Souvent des clandestins récemment arrivés

« Il n’est pas politiquement correct de le dire, mais les voleurs sont bien souvent étrangers, africains ou nord-africains – c’est ce que l’on a constaté dans les divers faits survenus à Nantes ces derniers mois. Ce sont souvent des clandestins récemment arrivés qui revendent ensuite les colliers », poursuit le policier.

Si les statistiques de la délinquance à Nantes sont sous le boisseau, le nombre de vols à l’arraché de colliers ou autres [sacs, pochettes etc.] est estimé par un autre policier nantais à « plusieurs par jour – pas tous les jours. C’est par période. Il peut ne pas en avoir, et il peut y avoir des périodes où on en a deux voire trois, tous les jours. C’est sans compter les vols à l’arraché qui surviennent de nuit ».

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
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