Dans les métropoles, ce sont toujours les élites qui constituent les listes. De ce fait, les candidats représentent toujours les classes supérieures. C’est vrai pour la droite comme pour la gauche. On cultive l’entre-soi.
Dès le départ, Foulques Chombart de Lauwe (LR) avait annoncé la couleur : « Il faut virer Johanna Rolland ». Il rêve donc d’accomplir « le hold-up du siècle » (meeting du 14 janvier) en s’emparant de l’hôtel de ville, alors que Johanna Rolland (PS) brigue un troisième mandat. Ayant su se donner une image dynamique qui plaisait aux adhérents, il a commencé par remporter la primaire LR en battant Julien Bainvel, le favori de l’appareil local des Républicains (élus, cadres…). Les adhérents et le peuple de droite sentent que la victoire est possible avec « Chombart ». « Comptez sur nous, on va la battre parce qu’on va donner beaucoup plus envie qu’elle. Ce n’est pas une question de dégagisme. Ce qui marche, c’est l’envie. Les Nantais veulent qu’on les fasse rêver », explique-t-il (Presse Océan, samedi 7 février 2026)
Bien entendu, Johanna Rolland s’empresse de présenter « Chombart » « comme un homme qui penche très, très à droite » – c’est le jeu. La tête de liste de la droite et du centre la renvoie dans les cordes : « Rolland, elle, est très compromise avec une extrême gauche qui abîme notre pays à mort ». Et de lancer une attaque percutante contre cette dernière : « Nous savons tous que Johanna Rolland prépare les esprits des Nantais à une alliance au second tour avec LFI. Là où nous sommes extrêmement clairs sur l’impossibilité et le refus d’une alliance avec le Rassemblement national. » (Presse Océan, samedi 7 février 2026) C’est clair.
La liste « Un nouveau souffle pour Nantes » rassemble une équipe « qui ressemble aux Nantais » dans leur « diversité sociologique et professionnelle ». Voilà ce que raconte « Chombart » (Presse Océan, samedi 7 février 2026). Mais, lorsque l’on passe en revue les 69 membres de la liste, on constate que ce n’est pas vrai ; il n’y a ni ouvriers ni employés ni travailleurs indépendants. On trouve bien Anne Mousseau (n°42) présentée comme « infirmière et militante associative » mais, comme elle a 73 ans, on peut penser qu’elle est en retraite. La liste est une collection de consultants, de conseillers, d’experts…
Mais on trouve un militant breton : Gildas Perrot (n°29), 50 ans, consultant (Parti breton). Lorsque l’association A la bretonne ! a demandé à cinq candidats de se positionner sur la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne, c’est lui qui représente « Chombart » dans le débat. « C’est toujours bon de questionner les électeurs. Relier notre ville à la Bretagne, c’est aussi une ouverture économique, un moyen de la réorienter vers sa façade maritime », souligne-t-il (Ouest-France, Nantes, mardi 10 février 2026)
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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5 réponses à “Nantes 2026 : des listes coupées des classes populaires ?”
« à la bretonne » c’est un type de sauce, on la trouve dans les coquilles dites St Jacques (Pecten…du Vietnam, du Chili, d’Argentine…) beaucoup trop de méchante sauce pseudo bretonne! Si le Flambart n’a que des gens du secteur tertiaire il ne va pas attirer grand monde malgré la présence de Musso même pas Benita.
Pourquoi ne trouve t on pas chez les élus les classes laborieuses comme aurait dit le camarade Marchais? Simplement parce que l’ouvrier, l’artisan, le libéral ne peut se mettre en disponibilité avec la certitude de retrouver son emploi et souvent avec promotion . Il faut , eux , qu’ils travaillent pour gagner leur vie et faire vivre la famille.
Voilà l’illustration parfaite de la, ploutocratie !
Du Grec Ploutos qui veut dire richesse et de Kratos qui veut dire pouvoir ! Et il en est ainsi depuis très longtemps sinon la nuit des temps ! le bon peuple croit encore, dur comme fer, à la légende de la démocratie et élit, imperturbablement, des gens pour qui ce bon peuple n’est qu’un moyen de s’octroyer le pouvoir et tout ce qui va avec ! Comment on pourrait changer tout cela ? Par le tirage au sort parmi une palette de citoyens de toute classe sociale, formatés dans le sens du bien commun … Une belle utopie car le bon peuple s’obstine à élire des notables et un ouvrier ne se fait même pas élire par ses commensaux ! La psychologie explique pourquoi … Mais,, expliquée ou pas cette façon de faire ne favorise pas le bonheur du peuple !
La liste de « Foulques Chombart » ne fait pas très peuple parce le peuple des petits Nantais est parti en périphérie de Nantes, de Bouguenais à Savenay, où l’on peut encore trouver une maison (avec jardin !) à prox presque abordable. Il ne reste donc à Nantes – comme à Rennes – que les privilégiés, les fonctionnaires et les plus pauvres. De quoi prédire que Johanna repassera sans coup férir !
S’il y en a bien un qui n’est pas très « classes populaires », c’est bien lui, vu son programme… Édifiant ! Il attaque, il attaque, c’est son crédo… Ses propositions, en revanche n’envoient guère du rêve, socialement parlant.