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François Cuillandre (PS), maire de Brest, l’a répété cent fois : il ne voulait pas entendre parler d’une police municipale à Brest ; il pouvait même s’enorgueillir d’être le seul maire d’une ville de plus de 100 000 habitants à n’en pas posséder. Jusqu’au mardi 6 janvier 2026. « Un changement de pied contraint et forcé par “un contexte qui a profondément évolué “ ces dernières années, reconnaît-il, avec notamment “la montée du narcotrafic“, “des tensions accrues sur l’espace public“ ou encore de “nouvelles consommations“, à Brest comme ailleurs. Sans compter le désengagement de l’Etat, sur fond de déficit des comptes publics qui font dire au maire “qu’imaginer aujourd’hui la remise en place d’une police de proximité par l’Etat, c’est une vue de l’esprit.“ » (Le Télégramme, Brest, mercredi 7 janvier 2026)
Une police municipale forte de 50 agents
S’il est réélu pour un cinquième mandat, François Cuillandre créera donc une police municipale forte de 50 agents. Les policiers municipaux ne seront pas dotés d’armes létales mais d’un bâton de défense, de menottes, d’une bombe lacrymogène et d’une caméra-piéton. « Cinquante agents, c’est un dimensionnement réaliste pour un coût soutenable de 3M€ par an », poursuit-il.
Actuellement en campagne, Cuillandre est forcément interrogé sur cette question. « François Cuillandre rappelle pourquoi il a fini par se rallier à ceux qui le poussaient à créer une police municipale : “L’Etat n’a plus les moyens d’assurer sa mission et il s’agit de lui faciliter la tâche. Il y avait une police de proximité dans les quartiers. Elle a été supprimée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui, les jeunes ne voient plus les policiers que quand il y a des problèmes.“ » (Le Télégramme, Brest, jeudi 12 février 2026) Il aurait pu ajouter deux choses. D’abord que « Sarko », le spécialiste de la sécurité (en paroles), a supprimé 13 700 postes dans la police et la gendarmerie. Ensuite que 50 agents, ce n’est qu’un début, en effet si on observe ce qui se passe à Nantes et à Rennes, les effectifs de la police municipale y augmentent d’année en année.
Bernard Morvan
Crédit photo : Pablo Tupin Noriega/Wikimedia (cc)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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4 réponses à “Brest : Cuillandre veut créer une police municipale pour « faciliter la tâche » de l’État”
Fini de se voiler la face.
Seuls les imbéciles ne changent pas mais l’aide des électeurs compte aussi.
Sauf que plutôt que s’occuper des vrais problèmes de sécurité, la police municipale aujourd’hui, préfère passer son temps à persécuter les braves gens qui bossent en les verbalisant sans arrêt parce qu’ils se garent en ville sans payer!
On a une girouette à l hôtel de ville !