Epstein, Qatar… ou priorité à la lutte contre l’homophobie dans les stades ? Un ultra prend la parole [L’Agora]

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Les supporteurs de football seraient, si l’on en croit Marlène Schiappa notamment ainsi que la ministre des Sports, pour ce qui concerne les ultras, d’horribles homophobes. Au nom de cette « cause nationale », des matchs sont arrêtés depuis le début de la saison, et les supporteurs montrés du doigt pour des chants, des banderoles et des insultes qui jusqu’ici ne posaient aucun problème, ni aux spectateurs, ni aux autorités. Certains y voient un acharnement contre les ultras, déjà traités il est vrai comme des citoyens de seconde zone via des arrêtés préfectoraux contestables.

Charles, supporteur ultra dont nous tairons le club, nous adressé ce texte ci-dessous, qui revient sur cette croisade anti ultras, portées par deux femmes, Madame Schiappa et Madama Maracineanu, à qui aucun journaliste de la presse mainstream n’a eu le courage de demander pourquoi la lutte contre l’homophobie qu’elles prétendent mener ne passerait pas par un boycott de la Coupe du monde au Qatar, en 2022, un pays dans lequel pour le coup, ce n’est même plus de l’homophobie, mais bien un crime d’être homosexuel. Attention, ça va couper chérie !

Enfin du nouveau dans le football français ! Le peuple n’en pouvait plus de retenir son souffle et commençait à s’ennuyer ferme devant le médiocre feuilleton estival du Je t’aime, moi non plus chanté par Neymar et le club qatari de Paris. Les enfants ne savaient se décider s’il fallait décrocher le poster de leur idole dans leur chambre gluante de sucreries, ce qui excédait d’autant plus les parents que papa craignait désormais de passer pour l’imbécile, qu’il est pourtant, devant ses copains , désormais qu’il vient de s’offrir le dernier maillot du PSG, floqué évidemment du nom de la star do Brazil, auto-offert pour la modique somme de 90 euros. Cela avait certes empêché l’achat de quelques fournitures scolaires mais quand on a le même maillot, on a la même passion.

Alors la surprise est venue de Nancy et de l’idée géniale des lèvres « sifflotantes » de l’arbitre Mehdi Mokhtari ! Arrêter quelques instants le match pour cause de chants homophobes dans les tribunes. C’est l’emballement médiatique. Plus de chômage, plus de gilets jaunes, un G7 subitement rétrogradé à l’état de réunion de camarades de classe d’une école secondaire, la France découvre horrifiée que les gradins des stades de football sont remplis de gredins assoiffés de casser du PD ! Toujours à la recherche d’une idée pour briller en société et d’une opportunité d’occupation de l’espace médiatique, la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes prend le sujet à bras le corps. Tout le monde applaudit cette vachement bonne idée. Les supporters pourront enfin influer sur les matchs autrement que par leurs chants à la con, pense-t-on.

Depuis le précédent de Nancy-Le Mans, ce ne sont pas moins de quatre matchs qui ont été interrompus. A ce rythme là, le coup de sifflet qui met un terme à la rencontre va bientôt figurer dans le règlement de la Ligue de football professionnel. Un bon match est un match stoppé ! Parce que les arbitres s’en donnent à cœur joie ! Tout heureux que l’on parle d’eux pour autre chose qu’un hors-jeu non sifflé ou un pénalty généreusement accordé, les petits préfets des rectangles verts se voient désormais en arbitres des lieux. Ce ne sont plus vingt-deux acteurs qu’ils dirigent mais une petite cité peuplée de plusieurs dizaines de milliers de fans qui ne comprennent toujours pas que le meilleur endroit pour regarder un match de football est décidément le bar le plus proche de l’enceinte.

NON LES SUPPORTERS NE SONT PAS HOMOPHOBES ! « Enculés ! »

De la diabolisation des ultras et de l’art de passer à côté du sujet…

Personne ne niera que l’homophobie est un vrai sujet. Pas même les supporters que ministres et journalistes aiment caricaturer en beaufs racistes, sexistes et homophobes. Supporters qui, au passage, sont victimes de lois d’exception démentielles dans leur interdiction d’aller et venir, véritable discrimination anticonstitutionnelle, et ce, dans l’indifférence générale des bonnes consciences à géométrie variable.

A-t-on le droit moral d’insulter quelqu’un d’enculé ? Est-ce en effet une insulte homophobe ? A plus forte raison quand elle vise la Ligue nationale de football qui n’est aucunement une personne physique mais bien morale. Question légitime, pourquoi pas ?, qui déborde largement le cadre des tribunes. Et dans tous les cas, une insulte quelle qu’elle soit n’est jamais jolie-jolie dans une bouche. Mais insinuer qu’un supporter est homophobe parce qu’il crie « enculé » est très exactement la même chose qu’imaginer que le locuteur d’un « putain ! » est sexiste. « Putain ! », combien sommes-nous à lancer ce mot quotidiennement, parfois malgré nous, et plusieurs fois par jour ? Peut-être même vous chère Marlène ?… Ah ces mots réflexes qui sortent sans qu’on n’y prenne garde…

Alors oui, personne ne se plaindrait que les ultras se montrent capables d’un vocabulaire plus courtois, aussi imaginatif que le sont leurs tifos. Ils n’en sont pas pour autant homophobes. Bientôt, les citoyens de nationalité « jeune », enfants terribles et princes gâtés de la République, vont être taxés de passion pour les cougars ou les MILFs parce qu’ils ne cessent d’éructer « Nique ta mère » quand chacun sait que le viol collectif sur un matelas dégueulasse dans une cave sordide est une activité préférée aux ébats avec la ménagère de moins de cinquante ans contrainte de planquer la drogue dans son appartement sous peine de représailles.

TOUT CE QUI EST « PHILE » EST COOL ?

Les supporters et l’enculage, voilà un faux débat tandis que l’homophobie, elle, est un vrai sujet. Et ce qui est pratique avec les faux débats, c’est que cela permet justement de ne pas parler des vrais sujets.

Chiche ! En deux secondes, on vous trouve un autre vrai sujet dont personne n’a, semble-t-il, envie de parler ? L’affaire Epstein saperlipopette ! En voilà un des vrais sujets. Nous avons des victimes, mineures françaises ignoblement violées, donc des coupables ! Et pourtant, silence radio de la justice, police et médias. Soyons beaux joueurs et saluons Marlène Schiappa qui, conjointement avec Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, se fendit d’un tout petit communiqué pour réclamer l’ouverture d’une enquête. La Ministre de la Justice, Nicole Belloubet, se fait aussi discrète que Kostas Mitroglou dans une surface de réparation… Chose incroyable, si elle est bien intervenue dans le dossier, c’est pour rabrouer le duo Schiappa-Taquet et les inviter à rester à leur place. Depuis, silence radio…

Et dire que les médias n’évoquent la branche française de l’affaire que du bout des lèvres est un doux euphémisme. C’est dire que l’affaire Epstein est un vrai sujet n’est-ce pas ? Que les supporters de football soient sommés de s’expliquer sur leur tolérance à la sodomie, pourquoi pas ? Mais ne pourrait-on pas en faire autant concernant les personnalités françaises dont les coordonnées téléphoniques et postales sont citées dans les carnets noirs de l’heureux suicidé Jeffrey Epstein depuis 2015 ?

Depuis 2015… Quatre années et personne ne se décide à leur poser quelque légitime question… Soyons on ne peut plus clairs ! Avoir ses propres coordonnées affichées dans le carnet d’un pédophile ne signifie aucunement que l’on est soi-même coupable de quelque crime à caractère pédocriminel. Mais enfin, pourquoi ce silence seulement rompu par quelques associations de défense des enfants victimes d’abus sexuels, le site innocenceendanger.org en tête, et par Edouard de Rotschild qui est le seul personnage cité dans le carnet à avoir pris la parole et indiquer ne pas comprendre pour quelle raison son domicile et deux numéros de téléphone figurent-ils dans les petits papiers d’Epstein ?

66 noms de personnalités et anonymes de nationalité française. Soit l’équivalent de six équipes de football supportées par des criminels homophobes. Alors faisons une belle composition d’équipe et mixte de surcroît, ça fera plaisir à Marlène !

Numéro 1 et dans les buts : Olivier Picasso, petit fils

Numéro 2:  Véronica Toub, fashion designer parce qu’en anglais, ça sonne mieux

Numéro 3 : Jacques de Crussol d’Uzès, normalement numéro 17 dans l’équipe des ducs

Numéro 4 : Betty Lagardère aussi présente dans les revues people que Monsieur fut magnat de la presse

Numéro 5 : Jean-Paul Mulot, représentant en représentation chez Xavier Bertrand

Numéro 6 : Mylène Jampanoï, actrice sous le Soleil et dans le brouillard

Numéro 7 : Albert Benamou, brocanteur de trucs moches et chers

Numéro 8 : Caroline Lang, intermittente au cinéma avec deux films au compteur et fille de

Numéro 9 : Edward Saint-Bris, musicien épris de romantisme

Numéro 10 : Hermine de Clermont-Tonnerre, princesse courageuse dans La Ferme célébrités

Numéro 11 : Jean-Yves Le Fur, play-boy de Créteil

Répétons-le ! Ce onze magique qui ferait pâlir n’importe quel entraîneur ne peut être suspecté d’activités criminelles sans preuves. L’affaire est trop grave pour s’autoriser des jugements à l’emporte-pièce. Mais elle l’est également trop pour exiger de la police, de la justice et des médias que toute la vérité éclate.

Les élites françaises ont déjà suffisamment démontré leur tolérance à la pédocriminalité dès lors qu’il s’agit de personnalités et ce, selon le bon vieil adage Selon que vous serez puissant ou misérable… Nous ne reviendrons pas sur le cas d’un célèbre homme politique franco-allemand. Le fait qu’il ait commis un livre aussi ridicule que Sous les crampons…, la plage est déjà tirer sur une ambulance.

Et vite ! Avant que le peuple français ne pense que si c’est Non à l’homophobie, c’est Oui à la pédophilie. Ce dimanche 31 août, la justice américaine annonce officiellement l’abandon des poursuites. Circulez, y a rien à voir !

Putain, enc…

Charles Delisle

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

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