Lorient. Ces autocollants anti Ultras qui fleurissent et qui inquiètent les autorités après la violente agression d’un tatoueur reconnu

À Lorient, l’agression d’un tatoueur bien connu de la scène locale, survenue il y a quelques semaines après un match de football, continue de susciter des remous. L’enquête progresse lentement, mais les regards se tournent désormais vers un groupe de supporters : les Merlus Ultras. Accusés d’être au cœur de cette affaire de violence, ils se retrouvent aujourd’hui visés par une campagne d’intimidation menée par d’autres groupes ultras à travers la France… et cela pourrait bien faire de chaque déplacement du FC Lorient une source d’inquiétude majeure pour les autorités.

Une agression violente en marge d’un match

Les faits remontent à la fin de saison de Ligue 1. À l’issue d’un match disputé au Moustoir, un tatoueur reconnu de la ville aurait été violemment agressé à la sortie d’un bar, lynché et laissé pour mort par une dizaine d’individus. L’agression, qui semble préméditée, a rapidement été mise en lien avec un différend opposant la victime à certains membres des Merlus Ultras, en raison notamment du fait qu’il tatouerait des supporteurs ultras d’autres clubs bretons et français. Si aucune interpellation n’a encore eu lieu, des sources proches du dossier confirment que plusieurs figures de cette frange radicale des supporters lorientais sont dans le viseur des enquêteurs.

Ce fait divers, au départ cantonné à la sphère locale, a trouvé un écho national dans le milieu ultra. Depuis plusieurs jours, des autocollants visant les Merlus Ultras ont commencé à apparaître dans plusieurs villes de France. On peut notamment y lire : « Merlus Ultras, petites s… de la Ligue 1 », accompagné de « 15 vs 1 », pour rappeler l’agression.

Plusieurs groupes ultras bretons – mais aussi d’autres clubs de Ligue 1 – auraient d’ores et déjà désigné les Lorientais comme cibles prioritaires à partir du mois de juillet, c’est à dire des matchs amicaux. A commencer à deux matchs face à Guingamp, mais aussi face à Angers; Le motif ? Un mélange de rancœurs accumulées depuis des saisons, de comportements jugés provocateurs, et désormais, cette affaire d’agression qui cristallise les tensions.

Des autorités en alerte rouge

Du côté des autorités, l’inquiétude est réelle. Selon nos informations, des échanges ont déjà eu lieu pour anticiper une montée en puissance de la violence autour des matches du FC Lorient, club qui jusqu’ici, n’a pas communiqué sur l’agression dont a été victime le tatoueur.

« On redoute que chaque déplacement devienne un match à haut risque, et que les supporters lorientais soient systématiquement pris à partie, que ce soit en tribunes, en ville ou sur la route », confie une source policière. « Ce qui nous inquiète encore plus, ce sont les risques pour les supporters ordinaires, les familles, les commerçants et même des Merlus Ultras qui n’ont rien à voir avec les incidents récents et qui pourraient être pris dans des affrontements qui les dépassent. »

Le stade du Moustoir pourrait, malgré lui, devenir l’un des plus surveillés de France

Sur le plan judiciaire, l’affaire du tatoueur agressé suit son cours. Rien ne filtre pour l’instant du côté du parquet. D’ici là, les Merlus Ultras, déjà sur la sellette, risquent de devenir un symbole involontaire d’un mouvement ultra en ébullition, dans un contexte national où les tensions n’ont jamais été aussi vives et où les dissolutions ou tentatives de dissolution se multiplient, le cas des Ultras Brestois étant le dernier évoqué suite aux incidents survenus contre le RC Lens.

Crédit photo : DR
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3 réponses à “Lorient. Ces autocollants anti Ultras qui fleurissent et qui inquiètent les autorités après la violente agression d’un tatoueur reconnu”

  1. Raymond Neveu dit :

    Que risquent-ils? Rien de contraignant voyez les deux criminels qui ont agressé un brave commerçant sur la place St Louis de Brest, sanctions bidon, fantaisistes. Revenons à la justice seigneuriale! Efficace et sans appel.

  2. Fabrice CHAVAIN dit :

    Ils vont se prendre des fessées 😉

  3. Henri dit :

    La justice les remettra en liberté après les avoir grondés.

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