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Le Championnat de France de football a rendu son verdict ce dernier week-end. Le Paris Saint-Germain, régulièrement accusé de dopage financier, est sacré champion de France. Qu’en est-il pour les autres clubs, l’argent fait-il le bonheur ?
Cette accusation, sévère, est néanmoins parfaitement exacte. Le Paris S.-G. est doté d’un budget presque trois fois supérieur à son dauphin l’Olympique de Marseille. Si le départ de Kylian Mbappé a signifié la fin des paillettes et des vedettes du ballon rond au sein du club de la capitale, Paris aligne toujours un budget stratosphérique de 700 millions d’euros. Il faut reconnaître que le club parisien a désormais une politique moins dispendieuse. Ce qui ne l’empêche pas d’aligner les plus gros salaires du football hexagonal. Seul Monaco semble en mesure d’offrir des salaires nets compétitifs, aidés par la favorable fiscalité monégasque…
Mais derrière le P.S.G., est-ce que les gros budgets ont assurés ?
La logique financière aurait voulu que l’Olympique de Marseille et Lyon se retrouvent sur le podium. Mission réussie pour les Marseillais qui ont eu la chance de ne disputer qu’une rencontre par semaine. Seuls Paris et Marseille valident sportivement leur classement budgétaire.
Derrière, les lyonnais engagés en Europe (et cruellement éliminés contre Manchester United) ont certainement laissé des plumes lors de cette compétition. Ils terminent sixième contre le troisième budget.
Et les petits budgets ?
Les trois plus petits budgets de première division seront toujours là la saison prochaine. La preuve que l’argent ne fait pas tout ! Angers plus petit budget se classe 14ème. Le Havre est quinzième en se sauvant dans le temps additionnel face à Strasbourg. Antépénultième 0budget de l’élite, l’AJ Auxerre, réussit la performance de se classer onzième !
Si les plus petits budgets ont tenus, Angers a un budget qui représente dix pourcent du budget de l’OM, quid des clubs qui se sont écroulés ?
Parmi les clubs qui ont le moins tenus leurs statuts, plusieurs clubs bretons. Rennes aurait en théorie dû terminer sixième et se retrouve finalement douzième. Des recrues à plusieurs millions, des salaires mirifiques et un classement médiocre… Habib Beye aura fort à faire pour redresser le vaisseau rennais l’an prochain.
Nantes qui suit le Stade Rennais au classement aurait normalement dû se retrouver huitième. Que fera la famille Kita ? Garder Kombouaré ou changer d’entraîneur et tout remettre en question à nouveau ?
Le pire décalage étant pour le Stade de Reims. Huitième budget, comme Nantes, Reims termine barragiste. Si les champenois peuvent encore sauver leur tête en ligue 1, il faudra gagner contre Metz. La finale de la Coupe de France, rayon de soleil du club rémois, sera intercalée entre les deux rencontres de barrages de maintien / accession.
Du côté des bons élèves, soulignons le parcours du Stade Brestois, neuvième au classement malgré son treizième budget. En outre, l’épopée européenne devrait apporter des subsides supplémentaires l’an prochain.
Et maintenant ?
Désormais sans diffuseur suite à la rupture entre DAZN et la LFP, les clubs vont tous devoir se serrer la ceinture. Comment les clubs vont réussir à se passer de cette manne financière?
Et si les clubs aux plus petits budgets étaient le chemin à suivre pour tous ?
La réforme annoncée par Philippe Diallo sur le football professionnel permettra-t-elle un rééquilibrage des budgets ?
Jean Ernice
Crédit photo : DR
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