Lundi 9 septembre 2019, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a détaillé un plan pour les services d’urgences en grève depuis près de six mois, plan qui compte notamment douze mesures visant à enrayer la tiers mondisation croissante de notre service de santé, qui profite de moins en moins aux citoyens, qui payent pourtant leurs impôts, et aux personnels hospitaliers, exploités et mal payés.

Il s’agit d’un « pacte de refondation » avec la mise sur la table de 750 millions d’euros sur trois ans. Un pacte qui ne prévoit toutefois pas les principales revendications des grévistes, à savoir des lits supplémentaires et des postes en plus. La grève pourrait donc se prolonger.

Sans la prise en compte de la crise sociétale que nous traversons dans sa globalité, ces annonces risquent de rester au stade de la communication, et du rafistolage. Pendant ce temps, la population française, notamment celle de la ruralité, qui paye des impôts sans bénéficier des mêmes services que dans les grands centres urbains, est laissée en situation de danger potentiel.

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