Certains militants de Saint-Nazaire dénoncent la « nouvelle machine à perdre » impulsée par la direction nationale du PS. Mais on aimerait bien en savoir davantage quant aux « interventions parisiennes »…

Les réseaux politiques parisiens

Les politiques aiment bien utiliser la langue de bois – ce qui permet de dire sans dire. Les initiés comprennent, les autres restent sur leur faim. C’est ce qui se passe à Saint-Nazaire avec le duel David Samzun / Laurianne Deniaud. Ainsi, après l’annonce par Olivier Faure, premier secrétaire du PS, que l’investiture de M. Samzun pour les élections municipales de mars 2020, était gelée, le maire commente ainsi cette décision : « Je constate que les réseaux politiques parisiens sont toujours à l’œuvre, au mépris d’une décision de justice parfaitement claire » (Dimanche Ouest-France, Saint-Nazaire, 11 août 2019). Il affirme « porter les valeurs socialistes, mais pas les stratégies d’appareil. Je ne suis jamais allé rue de Solférino. ». En désignant les « réseaux politiques parisiens » et en dénonçant les « stratégies d’appareil », qui désigne-t-il, à quoi fait-il allusion ?

On sait que Laurianne Deniaud a été présidente du Mouvement des jeunes socialistes ce qui lui permet de disposer d’un réseau parisien. On sait que son conjoint Valerio Motta fut conseiller au secrétariat au Droit des femmes, ce qui lui ouvre des portes. À coup sûr, Mme Deniaud possède de solides appuis du côté des lobbies féministes. Et si elle a eu le bon goût de s’acheter un tablier chez les francs-maçons, elle possède suffisamment de cartes dans son jeu pour faire pression sur Olivier Faure et le contraindre à « geler » l’investiture de David Samzun.

B. Morvan

Crédit photo : Joseph Ducreux, Le Discret (Domaine public)
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