République tchèque. Andrej Babiš veut des enfants, pas des migrants

Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros

Depuis 2013, vous lisez Breizh-Info gratuitement. Le journal ne vit que de ses lecteurs : sans votre soutien d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Breizh-Info en 2027.

23 200 € réunis sur 60 000 € (39 %) — il manque encore 36 800 €.

Publicité

Donner par PayPal
Virement ou chèque

Lire l’appel en entier

Chers lecteurs, chères lectrices,

Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 60 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.

Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.

Pas un euro d’argent public

Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.

60 000 euros d’ici le 31 décembre

Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.

Comment donner

PayPal : faire un don en ligne ([email protected])

Virement (mensuel si possible), à l’ordre de ASPA (pour Breizh Information)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604

BIC : AGRIFRPP822

Chèque à l’ordre de Breizh Information ASPA : BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex

Publicité

Avec la Hongrie, la République tchèque est l’un des rares pays de l’UE à s’opposer fermement à l’immigration extra-européenne. Son Premier ministre Andrej Babiš a une nouvelle fois critiqué le « Grand Remplacement » qui menace le Vieux Continent.

Andrej Babiš : « Nous voulons que les Tchèques aient plus d’enfants »

Après le ministre des Affaires étrangères hongrois indiquant que son gouvernement ne céderait pas « au chantage des ONG de Soros, des gouvernements occidentaux ou de Bruxelles », c’est cette fois un autre responsable politique du groupe de Visegrád qui a pourfendu la politique migratoire de l’Union européenne. En la personne d’Andrej Babiš, Premier ministre de la République tchèque.

Dans un entretien accordé à un quotidien allemand le 23 septembre, Andrej Babiš a tenu à dénoncer l’immigration massive touchant l’Europe et qui fait courir à cette dernière le risque d’un « Grand Remplacement ». Une immigration dont les gouvernements d’Europe de l’Ouest sont les principaux promoteurs.

Si, pour ces derniers, l’arrivée de migrants est présentée comme un moyen d’endiguer une démographie européenne en baisse, le Premier ministre tchèque se refuse à cette fatalité. Il ne considère pas cette immigration extra-européenne « comme un moyen de contrer la diminution de la population, comme en Europe occidentale ».

C’est d’ailleurs dans cette optique qu’il entend encourager la natalité tchèque, laquelle n’est en moyenne que de 1,7 enfant par femme : « Nous voulons que les Tchèques aient plus d’enfants », a-t-il déclaré. Le messager d’Andrej Babiš est clair.

République Tchèque : « C’est nous qui décidons qui vient ici et qui ne vient pas »

Tandis que son interviewer lui affirme que sa politique nataliste n’est « pas très respectueuse du climat », le Premier ministre tchèque, qui ne manque pas d’humour, lui rétorque : « J’ai quatre enfants. Alors, je suis probablement nuisible au climat. »

La réflexion du journaliste de Die Welt n’est pas sans rappeler celle d’Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire qui déclarait en janvier 2019 qu’il était nécessaire de « limiter nos naissances pour mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes ». Dans le même temps, l’ex-député européen « écologiste » considérait que, pour limiter le réchauffement climatique, « il faut faire moins d’enfants ». En tenant bien à préciser que ses recommandation ne visaient pas « les pays les plus pauvres, qui font plus d’enfants que les autres. Au contraire. Les pays riches sont les premiers à devoir décroître démographiquement. Ce sont eux qui ont le mode de vie le plus polluant ».

Par la suite, Andrej Babiš s’est attardé sur la politique migratoire de la République tchèque. En indiquant que les seules personnes qui immigrent dans son pays sont invitées par son gouvernement : « Nous accueillons les étrangers, plus de cinq pour cent de notre population est née à l’étranger, mais c’est nous qui décidons qui vient ici et qui ne vient pas ».

Pour le Premier ministre tchèque, c’est d’abord contre le trafic d’êtres humains qu’il faut lutter. Tout en aidant les pays d’origine des migrants afin que ceux-ci restent sur leurs terres : « L’objectif devrait être le retour des migrants chez eux. Pas uniquement ceux qui sont en Turquie mais également ceux qui sont en Europe. » Une politique du bon sens qui recueille malheureusement trop peu d’échos en Europe occidentale.

Arthur Keraudren

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Credutien)
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Une réponse à “République tchèque. Andrej Babiš veut des enfants, pas des migrants”

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

serbie

International

Serbie : Aleksandar Vučić reconnaît sa défaite, la Liste des étudiants décroche la majorité absolue

International

Brésil : Lula réélu après une remontée inédite, Flávio Bolsonaro demande l’annulation du scrutin

Ensauvagement, Politique

Grenoble : un car de sympathisants du RN attaqué à coups de barres de fer

Rugby, Sport

URC : le Leinster renverse le Munster, Édimbourg toujours invaincu en tête

A La Une, Culture, Culture & Patrimoine, International

Ferapth, rappeur français contre le régime communiste cubain : « Je veux être un porte-voix français pour les Cubains » [Interview]

Religion, Tourisme

The Way to Jerusalem : on a embarqué sur le Pélerinage de Jaffa à la ville Sainte [Chapitre 1]

Sociétal

Trappes : le verdict avant l’enquête

Economie, Ensauvagement, International, Sociétal

Émeutes en France : les annulations se multiplient dans le tourisme

International

Immigration légale : l’Union européenne a délivré un record de 3,9 millions de premiers titres de séjour en 2025

Sociétal, Tribune libre

Les émeutes en France sont-elles le reflet d’un karma collectif ? [L’Agora]

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

International

Immigration légale : l’Union européenne a délivré un record de 3,9 millions de premiers titres de séjour en 2025

Découvrir l'article

Sociétal, Tribune libre

Les émeutes en France sont-elles le reflet d’un karma collectif ? [L’Agora]

Découvrir l'article

International

Budapest : Macron renonce aux 70 ans de l’insurrection de 1956, von der Leyen fera le discours

Découvrir l'article

Sociétal

17 octobre 2026, le jour où la France a pris conscience qu’elle est effectivement devenue la « colonie de ses colonies »

Découvrir l'article

International

Royaume-Uni : 52 % des Britanniques favorables à un retour dans l’Union européenne

Découvrir l'article

International

États-Unis : plus de 300 000 visas révoqués depuis le retour de Donald Trump

Découvrir l'article

International

Piddington, Barnham, Crowborough : l’Angleterre rurale dit non aux camps de migrants

Découvrir l'article

NANTES

Loire-Atlantique : un Guinéen recherché pour viols arrêté en pleine rue à Nantes

Découvrir l'article

Sociétal

Natalité : 150 000 naissances « manquantes » chaque année, selon une étude de l’OID

Découvrir l'article

Sociétal

3 millions de nouveaux Français en 25 ans : une étude chiffre l’explosion des acquisitions de nationalité

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.