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Vocation touristique oblige, Le Faouët est bien pourvu en restaurants. Des crêperies, bien sûr (la rumeur publique désigne en particulier L’Argoat, rue de la Croix-blanche), mais pas que. Juste derrière les célèbres halles du XVIe siècle, Le Thon qui rit se présente comme un « restaurant pizzéria ». Les pizzérias-quelque chose ne manquent d’ailleurs pas aux environs.
Une belle façade au décor original face aux halles historiques du Faouêt
La petite salle quelconque du rez-de-chaussée ne doit pas décourager le visiteur : les choses sérieuses se passent à l’étage, dans une vaste salle traversante à la décoration marron et orange plutôt rétro, mais de belle facture et où l’on respire à son aise. Les chemins de table et les serviettes en vrai tissu ainsi qu’une vaisselle de bon niveau complètent une présentation assez qualitative.
La formule déjeuner n’offre pas un grand choix : trois entrées et trois plats (brochette de bœuf, filet d’églefin ou poulet) mais à 12,50 euros avec un quart de vin, elle est raisonnable. Et si appréciée des habitués qu’il faut arriver tôt pour ne pas passer à côté. Comme la maison s’interdit de congeler les restes, elle limite les quantités, quitte à manquer…
Qu’importe, il est toujours possible de se rabattre sur la carte, pas très longue, et sur une liste de pizzas, plus étendue, elle. Selon la loi du genre, il y en a pour tous les goûts. Ce n’est pas un mauvais choix du tout : fine et croustillante, la pâte est spécialement réussie et les garnitures bien équilibrées. Les accros au fast-food, habitués à plus bourratif, pourraient même en être déçus. La pizza Guémené réussit bien le mariage de l’andouille bretonne et de la pâte italienne.
Et si vous y tenez, il y a toujours les salades. La Périgourdine n’est pas très couleur locale mais elle est bien pourvue en foie gras (vraiment venu du Périgord : pourquoi donc, quand on a les landes de Lanvaux à l’autre bout du département ?).
La carte des vins n’est pas très fournie, mais l’inspiration italienne y a aussi fait son chemin. Nous avons choisi un aimable sangiovese qui faisait parfaitement l’affaire.
Le service est efficace et d’une amabilité jamais démentie, même face à des convives blagueurs et indisciplinés. Bravo.
Le Thon qui rit
23 rue du Soleil, 56320 Le Faouët
02 97 23 21 67
Crédit photo : DR
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