Tout débutait si bien : la meute média-antifa aux trousses d’Éric Zemmour… L’amorce d’un aimable dialogue sur l’immigration lancé par l’Élysée. Avec fracas, le vrai monde anéantit soudain ces petits jeux. Car si ce qu’on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai, la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectées.

Des dégâts potentiels vertigineux

LE TUEUR  : individu depuis dix ans fasciné par l’islam… converti depuis deux ans peut-être… habilité au secret-défense… niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d’une capitale mondiale majeure – et ayant accès de ce fait, aussi bien aux noms et adresses des policiers employés par la préfectures de police de Paris, qu’aux dossiers constitués sur les individus et réseaux islamistes… Aussi : on ne compte plus les missions ultra-sensibles confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux.

Comment le tueur a-t-il pu ne pas être détecté pendant tout ce temps – alors même que l’habilitation au secret défense est renouvelée tous les sept ans ? Deux pistes :

  • Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l’idéal du vivre-ensemble et l’horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s’inquiéter d’un collègue infirme et Antillais est ardu. Preuve, la réaction de l’État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d’éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d’un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant – comment lui donner tort ?
  • Macron a fondé la coordination du renseignement : bien. Or depuis, nécessité oblige – protéger le président de ses « affaires »… ambitions pseudo-savantes sans vrai contenu… la coordination semble oublier ses fondamentaux, dont celui-ci : coordonner est bien s’il s’agit d’un tout étanche et cohérent – ce n’est pas le cas, on l’a vu.

Brutal rappel – le protocole de la médecine d’urgence vaut aussi pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu’a-t-il transmis et à qui des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite – vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l’informatique de la DRPP est à revoir.

L’islamisation dans la police

L’islamisation dans la police – On l’ignore – même, on aggrave les choses. Exemple inquiétant. Pour grappiller quelques sous, l’Intérieur externalise la réparation de ses véhicules, camions de CRS, etc. Or dans leurs garages, les mécaniciens de la police voient ces sous-traitants chercher les véhicules à réparer. Parfois, des barbus portant au front la zebiba, tache noire du prosterné en prière. Voilà à qui on confie les camions des CRS.

On détecte ainsi des sots trop voyants, mais de longue date, les Frères musulmans et les salafistes disposent de fatwas leur permettant de se raser et porter costume-cravate pour infiltrer les structures infidèles. Quand ils l’ont pu dans le monde musulman, ils ont infiltré les centres d’éducation : leurs recrues savent se planquer. En Turquie, on voit le mal qu’a RT Erdogan à éradiquer la secte islamiste de Fetullah Gülen de l’administration et l’armée.

Un document accablant pour Castaner

Voilà les questionnaires que doivent remplir les policiers du terrain, au lieu de traquer les islamistes…

 

sécurité

Xavier Raufer
Professeur associé aux départements de recherches en sciences criminelles Fu Dan University (Shanghaï) et George Mason University (Washington DC)

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