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Jean-Pierre Bardinet, Ingénieur ENSEM Nancy (École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique), nous adresse une tribune au sujet de ce qu’il nomme « l’hystérie climatique ». La voici ci-dessous.
L’hystérie climatique des politiques, des écologistes et des médias nous bassine tous les jours avec le réchauffement climatique anthropique, attribué sans preuve à nos émissions de gaz satanique, et impute tout événement météo quelque peu violent, voire même n’importe quoi, à un réchauffement climatique anthropique aussi terrible qu’imaginaire.
Voici de quoi reprendre bon sens et raison sur la problématique climatique.
1) Dans le domaine scientifique, un consensus, réel ou imaginaire, ne veut pas dire vérité. Les plus grandes avancées scientifiques ont toujours été faites en opposition au consensus en vigueur et l’ont fait exploser.
2) Chaque fois qu’une science est devenue officielle, il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait de pseudo-science (ex : le lyssenkisme). La science du GIEC/IPCC est officielle, donc c’est de la pseudo-science.
3) Il n’y a aucune preuve scientifique que le CO2 ait une action mesurable sur la température. Si tel était le cas, si la messe était dite, pourquoi cette inflation de COP, de rapports scientifiques, et de résumés pour les décideurs ?
4) Il y a eu un petit réchauffement global de +0,7°C en 130 ans, mais, malgré une forte inflation des émissions anthropiques de CO2 depuis le début des années 2000, il a quasiment cessé, selon les mesures UAH et Hadcrut.
La tendance est d’environ +0,1C/décennie, ce qui n’a rien d’alarmant.
5) Les projections des modèles numériques, construits sur la base des thèses hypothétiques du GIEC, divergent de plus en plus des observations, donc leurs projections multidécennales, tout comme les thèses du GIEC qui en sont le socle, n’ont aucune crédibilité.
Dans tout domaine scientifique, quand les sorties d’un modèle numérique sont réfutées par l’observation, on met ce modèle à la poubelle et on revoit sa copie. En climatologie « officielle », jamais.
6) Le CO2 n’est PAS un polluant, bien au contraire. Sans lui, pas de photosynthèse, pas d’oxygène, pas de vie telle que nous la connaissons. Le diaboliser est donc absurde. Le taxer est une opération politique très lucrative, mais qui ne repose que sur du vent et sur l’hystérie climatique.
7) Lors des 600 derniers millions d’années, le taux moyen de CO2 a été de 2 000 ppm, avec un pic de 8 000 ppm au Cambrien. Si l’on faisait tourner les modèles numériques avec 2 000 ppm, ils prédiraient un réchauffement catastrophique et irréversible, mais cela ne s’est pas produit dans le monde réel. Pourquoi cela serait-il différent de nos jours ? Sûrement pas pour des raisons scientifiques…
8) Le taux actuel de CO2 dans l’air est d’environ 410 ppm, soit 0,04 %, et il est faible au regard du passé, mais, grâce à l’augmentation de 280 ppm à 410 ppm en 130 ans, la planète reverdit et les rendements des récoltes sont meilleurs, ce qui contribue à réduire la faim dans le monde. Il est donc souhaitable que le taux global de CO2 continue à augmenter.
9) Le taux de CO2 global dans l’air est de 0,04 % (1 % à 5 % pour la vapeur d’eau), la part anthropique des émissions est de 4 % de ces 0,04 %, selon le GIEC (rapport AR5, page 471, figure 6.1), le CO2 n’a que 2 étroites fenêtres d’absorption des IR thermiques, alors que la vapeur d’eau a un large spectre d’absorption. Ce serait donc un miracle physique si le CO2 anthropique, minoritaire sur tous les plans, pilotait l’évolution des températures. Même si, par extraordinaire, le CO2 avait une action mesurable sur la température, ce qui relève de la foi et non de la raison, nos actions ne serviraient à rien, si ce n’est à conduire l’humanité à une catastrophe sociale, environnementale, économique et financière.
10) Contrairement à ce qui est raconté par les médias, les populations d’ours blancs se portent fort bien. Elles sont estimées à plus de 25 000 individus, alors qu’elles n’étaient que de 5 000 individus dans les années 60.
11) La montée épouvantable des océans (plusieurs mètres en 2100) est un mythe.
Après la forte montée de 120 m qui a suivi la fin de la dernière glaciation, la montée a continué à raison de 1 à 3 mm/an). Depuis 1807, le marégraphe de Brest mesure une montée régulière de 1,08 +/-0,08 mm/an.
Plus généralement, selon les mesures par marégraphes depuis le début des années 1800, la montée des niveaux marins est de 1 à 1,5 mm/an, sans aucune accélération, sans corrélation avec le petit réchauffement de +0,7°C en 130 ans, sans corrélation avec l’augmentation linéaire du taux global de CO2 atmosphérique ni avec la très forte inflation de nos émissions de CO2. Voir le site http://www.climate4you.com/ du climatologue Ole Humlum, onglet « Oceans », « Sea-level from tide gauges ». Cela fait pour 2100 une montée entre 8,2 et 12,3 cm. Parler de montée océanique cataclysmique à la fin de ce siècle relève de l’incantatoire mais non de la raison…
12) Le développement extraordinaire de l’humanité a été rendu possible grâce aux combustibles fossiles, et elle a connu une croissance sans précédent historique des niveaux de vie. Au niveau mondial, les progrès sont extraordinaires sur tous les plans : augmentation de la durée de vie, diminution de la faim dans le monde, accès à l’eau potable, réduction de la pauvreté, accès aux soins, développement des transports… Alors, les idéologues et les politiques (ONU, UE, gouvernements) qui veulent nous imposer de ne plus utiliser les combustibles fossiles ne sont pas fair play, car ils ont bien profité et profitent encore de leurs bienfaits. Mais comme ils ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez, ils sont incapables de voir que leur exigence de suppression des combustibles fossiles pour avoir zéro carbone en 2100, qui relève de l’idéologie et non de la raison, est absurde. Un petit calcul simple montre qu’il faudrait 3 nouvelles centrales nucléaires/jour ou 1 500 éoliennes 2,5 MW/jour. Où es-tu, ô siècle des Lumières ? Égaré dans l’idéologie de la Sainte Église Réchauffiste ?
Jean-Pierre Bardinet.
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