La propagande distillée au sein de l’Éducation nationale par des individus ayant en charge nos enfants est parfois déconcertante tant elle est pernicieuse. Ainsi mercredi matin, 140 élèves du collège Le Bocage de Dinard ont-ils assisté, non pas à la projection d’un documentaire leur expliquant qui ils sont, d’où ils viennent, quelle est leur histoire, mais à une projection sur le parcours d’un jeune migrant afghan aujourd’hui devenu français sans que la population française ait été consulté au préalable.

Un film intitulé Cœur de Pierre, réalisé par Olivier Jobard avec Claire Billet, donc voici le synopsis :

« Ghorban, clandestin afghan de 12 ans, vient d’arriver seul en France, après un périple éreintant de 12 000 km. Les réalisateurs ont filmé son parcours d’intégration pendant 8 ans, rythmé par ses entretiens avec son psychologue. De l’enfance à l’âge adulte, Ghorban cherchera à découvrir qui il est. Tiraillé entre la France et l’Afghanistan, il partira à la recherche de son passé. »

« Ce n’est pas le film qui pose problème. Libre aux réalisateurs d’avoir ce point de vue » nous confie un parent d’élève, courroucé lorsqu’il a appris que sa fille avait été obligée d’assister à la séance. « Le problème c’est de l’imposer à des enfants de 4ème au nom d’un programme scolaire de pseudo éducation à la citoyenneté. C’est quoi le message derrière ? C’est accueillez-les tous ? Alors dans ce cas qu’on diffuse aussi aux gamins, par prévention, un documentaire sur les agressions sexuelles qui explosent en Allemagne et en France, ou sur les trafics d’enfants et les réseaux de prostitution mis en place par des immigrés pakistanais en Angleterre non ? ». Des faits divers atroces impliquant des immigrés afghans en Europe, nous en avons également à la pelle…

Un avis tranchant, sans doute pas partagé par tous les parents d’élèves d’ailleurs. « Là encore, ce n’est pas le problème. Ces propagandistes abordent la question des migrants comme si elle n’était pas polémique alors que justement, elle divise profondément la société. L’importer dans l’enceinte d’un collège, c’est prendre parti, et c’est surtout obliger nos enfants à le faire, c’est scandaleux ».

« Les mobilités humaines, dont celles des migrants, sont au programme de géographie de 4ème » explique à un journaliste bienveillant d’Ouest-France (qui titre « Des collégiens sensibilisés aux difficultés des migrants ») Carole Mayjonade, qui enseigne l’histoire-géographie au collège.

Derrière l’initiative, validée par l’équipe éducative, Carole Mayjonade donc, professeur d’histoire-géographie, et Caroline Sauneuf-Mahé, documentaliste du collège, qui ont mis cela en place avec Agnès Frémont, chargée de programmation à Comptoir du Doc qui organise le mois du documentaire. Un trio bientôt en lice pour recevoir le Orwell d’Or ?

Sur le site de l’Éducation nationale, on peut lire : « L’enseignement public est neutre : la neutralité philosophique et politique s’impose aux enseignants et aux élèves ». À Dinard, comme dans d’autres établissement (on pense à tous ces instituteurs qui proposent Moi, Félix, 10 ans, sans papier aux enfants de CM1 et CM2), certaines équipes pédagogiques bafouent ces principes, avec le sourire en plus, tandis que l’Éducation nationale multiplie les obstacles et les contrôles pour les familles qui se tournent vers l’instruction à la maison, n’entendant pas laisser leurs enfants se faire intoxiquer et manipuler…

YV

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