« A Pontivy, la candidate Soizic Perrault (LR) fait de l’œil à l’extrême droite » titre Pontivy Journal la semaine dernière. En cause, une petite polémique, ultra locale, sur des déclarations d’une candidate à la mairie de Pontivy, Soizic Perrault, accusée par le journal, et par la maire sortante, Christine Le Strat, de vouloir récupérer les voix de l’extrême droite.

Le « crime » de Madame Perrault ? Avoir évoqué l’insécurité à Pontivy, ainsi que l’immigration dans cette commune du Morbihan, qui a vu en effet s’installer un certain nombre de familles venues d’Afrique ces dernières années, et notamment la scolarisation des enfants d’immigrés clandestins. Une immigration qui se voit, et qui n’est pas pour plaire à toute une partie de la population, jamais consultée sur ces arrivées successives qui, proportionnellement à la taille de la commune, sont importantes.

Un « crime » qui s’est déroulé jeudi 12 décembre 2019, alors que les trois candidates aux élections municipales étaient invitées à débattre par l’Uciap, l’union des commerçants et artisans de Pontivy, à échanger et à décliner leurs propositions.

Pour le journal comme pour certains élus de gauche, le simple fait d’évoquer ces thématiques renvoie à l’extrême droite, comme au bon vieux temps du « cordon sanitaire », un peu comme si ces acteurs politiques et médiatiques n’avaient toujours pas pris en compte l’évolution de notre société, y compris de la société bretonne…

Jeudi 12 décembre, Soizic Perrault s’est positionnée contre la scolarisation d’enfants en situation irrégulière dans les écoles de Pontivy. « L’immigration est un sujet très fort à Pontivy. On ne peut pas scolariser des enfants en situation irrégulière dans nos écoles. On doit batailler avec le préfet au sujet du Centre d’accueil des demandeurs d’asile, on ne peut pas tout accepter. »

Une déclaration qui a provoqué l’hystérie de certains élus de gauche, hurlant au scandale, en appelant aux sempiternelles « valeurs » et autres « droits universels », mais face auxquels la conseillère départementale tient bon, tout en se déclarant favorable à l’accueil d’immigrés, comme en témoigne un message adressé sur Facebook :

Des propos scandaleux ? Non, qu’on applique la loi.

L’immigration est une préoccupation majeure pour notre ville, qui appelle une réaction vive de notre part. Nous ne devons pas accepter avec fatalité cette situation, sans rien faire. Nous devons ‪maîtriser dans un dialogue constructif avec L’Etat notre politique migratoire à Pontivy, avec des règles et de la fermeté‬.

‪Les gens déboutés du droit d’asile ne peuvent pas rester sur notre ville. C’est la loi .

Derrière tout cela, c’est un coût et une situation humainement inacceptable, qui n’entraîne que le rejet, et qui produit l’exact inverse d’une intégration réussie.

Accueillir oui mais correctement, en en limitant l’ampleur : comment prendre en compte sinon la scolarisation des enfants qui ne parlent pas français et qui nécessitent plus de temps de classe, au détriment d’autres enfants. L’Etat ne nous en donne pas les moyens. ‬

Sur nos territoires d’industries agro-alimentaires, nous devons travailler en faveur de l’immigration économique avec des règles d’accueil et les appliquer. Il n’y a pas de meilleure intégration que par le travail.

Plus généralement sur l’immigration , la France est devenue le premier pays en Europe d’accueil des clandestins, de mineurs non accompagnés MNA, que le droit d’asile est détourné, Que des milliers de ressortissants de pays pourtant sûrs demandent l’asile en France, qu’il y a un coût intenable pour la France et les collectivités territoriales (communes et départements) , en termes d’hébergement des clandestins, d’AME, de protection de l’enfance, d’aides sociales, que derrière tout ça il y a une certaine impuissance de l’État, qui cherche à s’appuyer sur les collectivités locales d’un problème qu’il est n’est pas capable de résoudre. nous n’avons pas en tant que collectivité les moyens d’accueillir tout le monde.

La bataille pour les municipales est bel et bien lancée à Pontivy. Et la presse locale, à l’imitation servile de titres comme Ouest France, Le Monde, l’Humanité, Libération …. a désigné sa bête noire.

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