L’Université de Rennes 2 pourrait être faite agrégée de grévisme…Ce lundi 13 janvier, la direction de l’Université a annoncé que « les conditions constatées ce lundi matin sur les campus Villejean et la Harpe nous permettent d’ouvrir les bâtiments dès ce début de matinée. L’accès aux bâtiments et services est assuré (BU, Scolarité, Services Santé…) » tout en suspendant les examens du 13 au 17 janvier, mettant en péril les études de la majorité d’étudiants opposés aux grèves et aux blocages.

« Une nouvelle fois, la direction écarte les fesses et plie devant une petite minorité de gauchistes. Pour 250 crasseux et autres fils à Papa qui votent une grève en AG, on prend en otage 21 000 étudiants » nous confie un proche de l’Action française et de l’UNI, syndicat traqué par l’extrême gauche sur le campus rennais. A Paris, à Assas, les étudiants de la Cocarde étudiante ont, moyennant quelques coups de poing, réussi à empêcher le blocage de l’université par une poignée de miliants antifas.

Un exemple à suivre ? « Ce n’est pas vraiment la même configuration, pas le même rapport de force  » nous indique celui qui faisait partie des étudiants agressés par des antifas, à Rennes, lors de la présentation d’un journal de droite, récemment (aucune suite judiciaire à ce jour). « Mais là clairement, la majorité d’étudiants voulant passer des examens est abandonnée par la direction. C’est tout le temps la même chose dans cette faculté ».

La pétition lancée dans le sens de la fin des blocages et du maintien des examens réunit certes plus de signatures que le nombre de personnes présentes en AG. Mais pas non plus des milliers de votants. Voici ce qu’indique le texte :

Nous, étudiants de Rennes 2, de toutes filières et de toutes opinions, sommes directement impactés par le mouvement social que traverse notre pays. Depuis le 5 décembre, notre campus ne fonctionne pas normalement : blocages et suspensions de cours et d’examens se succèdent.

De nombreuses épreuves prévues avant les vacances de Noël ont déjà été reportées à la semaine du 6 janvier. Le lundi 6 janvier, une Assemblée générale (AG) « de lutte » a voté la suspension des partiels. Face aux violences et aux interruptions de certaines épreuves, la présidence de l’université a été contrainte de reporter une nouvelle fois nos examens.

Nous considérons que nous subissons les décisions d’une minorité : lors de cette AG seuls 250 individus (étudiants et personnes extérieures confondus) ont pris des décisions qui ont impactés plus de 21 000 étudiants. 

Nous cherchons un moyen de mettre un terme de manière pacifique à cette situation que nous estimons préjudiciable pour nos études et la valeur de nos diplômes, pour notre avenir, ainsi que pour la survie même de l’université Rennes 2, régulièrement victime de ce genre de situation. Par conséquence, nous appelons le plus grand nombre de personnes partageant ce constat à nous soutenir en signant cette pétition.

Nous réclamons le respect de notre droit à bénéficier du service public d’enseignement supérieur, et plus spécifiquement :

 > Que le président de Rennes 2 applique l’article 4 de son propre arrêté pris le 18 décembre 2019 : « Les épreuves de contrôle continu qui n’ont pas pu se tenir dans les calendriers initialement prévus sur l’ensemble des camps (Villejean, La Harpe et Mazier) peuvent se dérouler du 6 au 18 janvier 2020 » en tenant compte toutefois des quelques cas individuels impactés par le mouvement national (par exemple les étudiants à distance ne pouvant venir aux épreuves à cause de la grève de la SNCF) ;

 > L’application sur nos campus de l’article L811-1 du code de l’éducation : « Les usagers du service public de l’enseignement supérieur sont les bénéficiaires des services d’enseignement, de recherche et de diffusion des connaissances et, notamment, les étudiants inscrits en vue de la préparation d’un diplôme ou d’un concours, les personnes bénéficiant de la formation continue et les auditeurs. Ils disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public » ;

 > La mise en place d’un moyen de consultation systématique de l’ensemble des étudiants de l’université à chaque fois que des mouvements sociaux et blocages similaires à la situation actuelle se produisent. Les suspensions de cours et d’examens doivent être soumises à l’approbation de tous, via la mise en place d’un système de consultation démocratique et transparent. Seuls les étudiants de Rennes 2 munis d’une carte étudiante devraient voter, afin d’éviter les intrusions extérieures en AG. Les votes seraient comptés, chiffrés et des comptes-rendus seraient écrits.

Pour notre étudiant rennais, cette pétition, c’est peine perdue. « Le ver est dans le fruit depuis trop longtemps. Une partie des personnels de Rennes 2 qui est en grève est composée d’anciens étudiants grévistes d’il y a quelques années. A Rennes 2, c’est la fabrique du gauchisme qui se reproduit sans arrêt. Il y a un véritable terrorisme intellectuel dans cette université de Rennes 2, mais pas que. Regardez ce qu’il s’est passé à Montpellier il y a plusieurs mois. Regardez comment les médias et la Justice ont traité ceux qui ont choisi de débloquer par la force une faculté bloquée par une minorité d’individus qui n’étaient même pas étudiants dans cette faculté. A chaque fois ce sont les mêmes méthodes. Provocations, blocages, agressions, et puis, dès que la réponse est ferme et cinglante, pleurnicheries, plaintes, et appel à la mobilisation contre le fascisme. C’est un classique, mais ils ont tellement de relais politiques et médiatiques que ça passe crème, et que les méchants, ce sont toujours ceux qui s’opposent à eux ».

Alors quelles sont les solutions ? « Songer à faire ses études ailleurs qu’à Rennes 2 à défaut de pouvoir raisonner le président de l’Université, qui se rend complice de ce qui se passe eu égard de sa lâcheté. Il n’a jamais levé le petit doigt lorsque des étudiants se sont agressés physiquement en raison de leurs opinions politiques. Qu’ils restent entre eux dans leur monde parallèle, le retour à la réalité sera compliqué pour certains ».

Un fatalisme qui n’est toutefois pas généralisé sur le campus de Rennes 2. Sinon comment expliquer que chaque année, malgré la réputation délétère de l’ambiance qui règne au sein de la faculté en raison de son contrôle par de petits groupuscules politiques de gauche et d’extrême gauche, des milliers d’étudiants s’y inscrivent pour y suivre un cursus sur plusieurs années ?

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