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Tommy Robinson, journaliste et dissident politique britannique de 37 ans, a reçu en fin de semaine dernière le prix de la liberté d’expression de la Société pour la liberté de la presse, le prix Sappho, au Danemark. Un prix qui lui a été décerné par la Danish Free Press Society, organisation danoise qui oeuvre pour la liberté de la presse.
« Nous le donnons pour son formidable travail sur la liberté d’expression, dont il a lui-même beaucoup souffert. On essaye continuellement de taire sa voix, et pourtant il reste debout » explique Aia Fog, présidente de la Press Freedom Society. « Tommy s’est battu pour la liberté d’expression plus que quiconque dans le monde occidental. Comme vous le savez, il a été condamné à 66 jours d’isolement, dans la prison de Belmarsh, pour « contempt of court », juste pour avoir normalement fait un reportage sur un procès. Cela s’ajoutait aux dix semaines qu’il avait passées l’année précédente pour le même « contempt of court ». Tommy a été le premier journaliste britannique condamné à la prison pour « contempt of court » depuis les années 1940.
Amnesty International s’en fichait, Pen International s’en fichait. Reporters sans frontières s’en fichait. J’ai même demandé au Comité britannique pour la protection des journalistes pourquoi ils ne se battaient pas pour Tommy – et ils s’en fichaient »
On imagine pas un tel discours en France émanant du président du club de la presse, à l’Assemblée nationale…
Tania Groth, porte-parole et membre du conseil d’administration de la Danish Free Press Society, a confié au blog Vlad Tepes que toutes les tentatives de promotion ou d’explication de l’événement sont censurées par Facebook avec le message : « Votre message est contraire aux règles de la communauté concernant les personnes ou organisations dangereuses »
You can’t make this up. The Free Press society announced on Facebook that they were giving their 2019 award to Tommy Robinson.
So Facebook permanently banned the Free Press society. https://t.co/WHnqemKiTt
— Ezra Levant ? (@ezralevant) January 18, 2020
Stephen Yaxley-Lennon (né le 27 novembre 1982), connu sous le pseudonyme de Tommy Robinson, est un militant politique fondateur de l’EDL, l’English Defense League, qui lutte contre l’islamisation du Royaume-Uni. Il anime le mouvement jusqu’en 2013, avant de rencontrer d’énormes problèmes avec la justice britannique, qui le condamne et le fait enfermer au milieu d’islamistes souhaitant sa mort (il raconte son histoire dans son livre, Ennemy of the State). Devenu journaliste indépendant, il retournera en prison, toujours persécuté par la Justice britannique et le Gouvernement, pour avoir voulu dénoncer le profil de gangs pédophiles qui sévissent partout dans son pays (les affaires impliquants des gangs pakistanais se multiplient ces dernières années tandis que les autorités les ont étouffées).
Ce prix qui lui est attribué au Danemark est ainsi une véritable reconnaissance de son travail de journalisme, c’est à dire d’éveilleur…La presse française mainstream, qui ne l’a jamais dépeint autrement que comme « un militant d’extrême droite » tout en n’évoquant jamais ses conditions de détention ou son travail d’investigation (notamment sur la BBC) a montré son vrai visage depuis belle lurette à ce sujet…
YV
Crédit photo : DR
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