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Les discriminations à l’embauche sont dans le viseur du gouvernement. Marlène Schiappa a annoncé que les entreprises considérées comme coupables de telles pratiques seront « dénoncées ». La Stasi cosmopolite bientôt créée en France ?

Une « stratégie gouvernementale » contre les discriminations à l’embauche

L’étau se resserre autour des entreprises qui ne comptaient pas se plier totalement aux injonctions de la politique diversitaire française. Au micro de RTL le 20 janvier, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé qu’une « stratégie gouvernementale » contre les discriminations à l’embauche serait présentée le mois prochain : « Le 6 février, nous présenterons avec plusieurs ministres la première stratégie gouvernementale [NDLR : de lutte contre les discriminations], avec les associations, avec les acteurs qui suivent sur le terrain depuis des années, luttent parfois seuls contre les discriminations ».

Quant aux sociétés qui auraient le malheur d’apparaître sur le radar de ces détecteurs de discriminations, elles feront tout simplement l’objet d’une dénonciation ! Avec à la clé la publication d’une liste de ces entreprises réfractaires, confirmée par Marlène Schiappa : « Nous pouvons aller vers du ‘name and shame’, c’est-à-dire nommer des entreprises qui discriminent ».

Les entreprises françaises responsables du communautarisme ?

Dans un registre finalement peu surprenant, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes a insinué que les sociétés « coupables » de discriminations à l’embauche auraient ainsi une part de responsabilité dans le développement du communautarisme au sein de la société française : « On lutte contre les discriminations communautaristes, mais le communautarisme se nourrit aussi des discriminations. Quand vous êtes en marge de la République, vous avez le sentiment d’être rejeté par la République, vous pouvez être tenté de vous organiser en marge de celle-ci ».

Et Marlène Schiappa de synthétiser que lutter contre les discriminations, « c’est aussi une manière de lutter positivement contre le communautarisme ». Va-t-on aussi assister à la mise en place d’une énième taxe s’appliquant aux entreprises réticentes à l’embauche de certains profils afin de financer les centres de déradicalisation présents sur le territoire français ? Gageons par ce trait d’humour de ne pas donner là une nouvelle idée coercitive à la secrétaire d’État…

Marlène Schiappa : déjà des quotas de genre

Pour rappel, au mois de décembre 2019, un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) préconisait de mettre en place des quotas de genre dans les instances de direction. Le document avait alors été remis au ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire ainsi qu’à Marlène Schiappa. Il est par ailleurs bon de garder à l’esprit que la présidente de ce HCE Brigitte Grésy était décrite comme « énarque, féministe engagée et éclairée ».
Parmi les préconisations du HCE, il était notamment question de conditionner l’obtention des financements publics à des critères de mixité jusque dans les instances dirigeantes des entreprises. Avec l’aval appuyé de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes : « Nommer des femmes parce qu’elles sont des femmes ? Pendant des générations, on a nommé des hommes parce qu’ils étaient des hommes ! », déclarait-elle alors, assurant en outre qu’elle défendait « farouchement » ces quotas de genre.

AK

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