« Diversité » et « politiques inclusives » : approuvées par 80 % des DRH ?

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Faire la promotion de la « diversité » et de l’« inclusion », un passage désormais obligatoire pour les entreprises selon une récente étude. Et gare aux réfractaires !

« Diversité » et « politiques inclusives » : primordiales pour les affaires ?

Le progressisme sociétal à marche forcée n’épargne aucun domaine. Et certainement pas celui du monde professionnel. Une étude menée par le cabinet de conseils Deloitte indique même que la conduite d’une politique de promotion active de la « diversité » et de l’« inclusion » au sein d’une entreprise représente une « opportunité inédite de s’inscrire dans les tendances du futur du travail. »

Avec le développement de la « culture d’entreprise » dans une époque où les structures traditionnelles sont quant à elles en délitement (foyer, famille, communauté villageoise, etc.), les organisations étendent donc largement la portée de leur rôle sociétal.

Ce rôle, selon l’enquête, détient dorénavant une place tout aussi importante que le chiffre d’affaires et le résultat comptable d’une société pour en déterminer la performance : « l’impact sociétal, comprenant la diversité et l’inclusion, est considéré comme le premier facteur permettant d’évaluer la réussite d’une entreprise. »

80 % des DRH approuvent la diversité

Pour les DRH (directeurs des ressources humaines) et dirigeants interrogés lors de cette étude, l’impact sociétal de cette « diversité » et de cette « inclusion » est désormais un critère prépondérant. Près de 80 % d’entre eux considèrent ainsi qu’une politique de diversité et d’inclusion est un avantage compétitif pour l’entreprise.

D’autre part, le document souligne que « les entreprises dotées de politiques d’égalité des chances dans l’emploi et de cultures favorisant la mixité ont près de 60 % de chances supplémentaires de voir leurs profits et leur productivité augmenter, connaître une meilleure réputation de leur entreprise, avoir plus de facilités à attirer et à conserver les talents et engendrer un surcroît de créativité et d’innovation. »

18/34 ans : les plus favorables aux politiques inclusives

En déchiffrant les résultats de cette enquête, ce sentiment que la promotion de la diversité est désormais un prérequis incontournable dans la gestion réussie d’une entreprise est encore davantage renforcé par le point de vue des jeunes générations. Ainsi, si 48 % des salariés estiment que leur entreprise « devrait accroître la diversité et l’inclusion sur le lieu de travail », cette proportion atteint 57 % chez les sondés âgés de 18 à 34 ans !

Quant à la question de l’égalité professionnelle, le cabinet Deloitte la définit selon les termes suivants dans sa publication : « l’égalité des chances quels que soient son genre, mais également son origine sociale, sa culture, etc. C’est aussi assumer sa différence et les impacts sur son parcours ».

Mixité homme-femme, concept encore trop sexiste ?

Mais voilà que cette définition même de l’égalité professionnelle se heurte à de nouvelles revendications sociétales, poussant parfois la rhétorique aux frontières du ridicule. Notamment sur la question de l’égalité homme-femme, où l’on peut lire que « les concepts de mixité, de parité et de diversité ont été utiles à cet égard, mais rencontrent chacun leurs limites : la mixité revient à faire de la norme masculine le point d’ancrage à partir duquel “mixer” les équipes et contribue à entretenir indirectement les stéréotypes de genre, la diversité favorise l’idée que les femmes constituent une minorité qui nécessiterait une prise en charge spécifique, et les quotas ne suffisent pas à provoquer de changement de mentalités. »

Pour remédier à cette approche encore « trop centrée » sur l’homme, Deloitte propose de parler « de stratégie de talents, fondée sur l’égalité des chances professionnelles et l’inclusion de tous les profils ». « Cela consiste à créer un écosystème favorable à la poursuite des projets individuels et collectifs en s’appuyant sur la richesse des origines, des parcours, des idées de chacun, sans a priori socioculturels », nous précise le document. À croire que le maniement habile de la novlangue est lui aussi un gage de compétitivité…

Crédit photos : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

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