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Dimanche dernier, un bus de pèlerins catholiques a été attaqué en Normandie par des militants antifas qui croyaient qu’il s’agissait de manifestants de La Manif pour Tous. Manifestants qui ont, par le passé, déjà subi de nombreuses attaques émanant de l’extrême gauche (les « antifas »).
Pas plus tard que la semaine dernière, quelques dizaines de LGBT antifas ont fait irruption dans une salle municipale de Rennes pour empêcher la tenue d’une réunion d’Alliance Vita, usant de gaz lacrymogène, et renversant le matériel à disposition des participants à la réunion.
Il y a quelques semaines, à Rennes toujours, des antifas attaquaient la réunion d’un journal de droite (L’Étudiant libre), à coup d’acide, de chaises, et d’armes diverses.
Ces derniers mois, des conférences ont été annulées partout en France, conférences devant être données par des personnalités diverses (de Sylviane Agacinski la femme de Lionel Jospin à Geoffrey Lejeune, en passant par Alain Finkielkraut) dans des écoles huppées ou dans des universités, mais annulées sous la pression des antifas et par la lâcheté des organisateurs.
On pourrait écrire un roman sur les bus de militants politiques attaqués, sur les permanences (notamment celles du RN) saccagées, sur les militants agressés dans la rue… rien qu’en Bretagne, la liste est longue, très longue. On peut rajouter à cela les actions de nuisance contre le peuple menées par la CGT, syndicat dirigé par des nantis qui ne représentent qu’eux mêmes, Adolfo Ramirez en tête.
Quel est le point commun de tout cela ? Il y en a essentiellement deux.
- La réponse policière et judiciaire face à ces agressions, face à ces menaces, face à ces attroupements armés, face à ces intimidations, est proche du néant (les journalistes dissidents Vincent Lapierre ou Leopold Jimmy en savent quelque chose). Hormis Antonin Bernanos, leader antifa parisien qui a payé de quelques mois de prison pour l’ensemble de son œuvre, et sans doute parce que sa tête dépassait plus que celle des autres, les groupes antifas semblent agir en toute impunité.
- La réponse des victimes de ces individus est, jusqu’ici, inexistante. Geoffrey Lejeune se contente de piailler sur les réseaux sociaux car sa conférence est annulée, et de hurler à la censure. Idem pour Finkielkraut lorsque menacé de mort devant Sciences Po. Idem pour les organisateurs d’Alliance Vita ou de La Manif pour Tous qui se font insulter, frapper, violenter (y compris en présence de femmes et d’enfants) sans jamais réagir.
Des militants de La Manif pour Tous ou d’Alliance Vita à toutes les victimes désignées et traitées comme telles par les antifas, ce qui interpelle donc, c’est la passivité, et la victimisation. Comme si la crainte d’une éventuelle réponse judiciaire (rappelons tout de même que la légitime défense existe dans le droit français) annihilait la capacité à se comporter comme un homme, quels que soient les risques encourus.
Car pleurer sur les réseaux sociaux que l’on s’est fait agresser, ce n’est pas se comporter en homme. Exprimer à longueur d’articles ou de commentaires sur les réseaux sociaux toute son admiration pour les Spartiates, les chevaliers européens et son respect pour les ancêtres morts à la guerre, tout en baissant la tête et en tendant la joue gauche lorsque des petites frappes veulent vous empêcher y compris de respirer, ce n’est pas se comporter en homme.
Que dire des commerçants, des artisans, des restaurateurs, qui n’ont plus de salive à force de se plaindre devant la moindre caméra, de leurs pertes financières, des conséquences des coupures d’électricité pour leur commerce, sans jamais, oh non jamais, prendre les mesures nécessaires sachant que l’État ne garantit plus, ni leur sécurité, ni leur prospérité économique.
L’influence des antifas, de l’extrême gauche et l’impunité judiciaire et policière n’est possible qu’en raison de la faiblesse de ceux à qui ils font face
Certes, le tribunal médiatique et l’Inquisition judiciaire s’agitent avec force dès qu’une réponse musclée est apportée aux tentatives de perturber le bon fonctionnement de la démocratie et de la liberté d’expression par ces canailles.
Mais les insurgés de Pâques 1916 sont-ils sortis de la Poste de Dublin parce qu’un magistrat anglais est venu leur expliquer que ce qu’ils faisaient, c’était de l’insurrection passible de poursuites judiciaires ? Les opposants à l’aéroport de Notre-Dame des Landes sont-ils rentrés chez eux sagement parce que les autorités leur ont rappelé que ce qu’ils faisaient été illégal ? Les Agriculteurs en colère du Léon ont-ils demandé l’autorisation avant de mener leur action coup de poing à Morlaix, en 2014 ? Il serait temps de songer à philosopher sur ce qu’est la légalité d’une part, la légitimité de l’autre.
L’Histoire ne s’est faite que parce que certains, y compris minoritaires, ont su imposer puis remporter un rapport de force. C’est exactement ce que font les antifas aujourd’hui, puisque personne au sein de la majorité silencieuse ne s’oppose à eux.
On a l’impression que ceux qui encensent en permanence les héros et les révoltés d’hier et d’aujourd’hui, sont incapables, non pas de faire la révolution (ce n’est même pas ce qu’on leur demande), mais simplement de se faire respecter et de faire respecter le droit à exprimer leurs idées.
Et si cela doit passer par des raclées systématiques collées à ceux qui voudraient interdire, censurer, bâillonner, agresser, vous vous doutez bien qu’il n’y aura pas des masses de raclée à mettre si ces rebelles en carton se font contrer avec virulence à chaque fois qu’ils tentent quelque chose.
Tout le monde déteste les antifas. Mais tout le monde accepte dans le même temps que par leurs actions, ils dessinent petit à petit les contours d’une société totalitaire qu’on ne voudrait pas offrir même à son pire ennemi. Il est temps de réagir, de se faire respecter, et de faire changer la peur de camp. Et vite.
Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.
Julien Dir
Crédit photo : DR
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