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Claude d’Harcourt, préfet des Pays de la Loire, a l’habitude de parler clairement. Il vient de le démontrer une nouvelle fois à l’occasion de ses vœux adressés aux élus, fonctionnaires, responsables d’associations et représentants religieux.
La PMA, « une rupture anthropologique majeure »
En plein débat sur le projet de loi bioéthique porté par le gouvernement, il a exprimé son point de vue à titre personnel. Pour Claude d’Harcourt, « Le projet de loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure ». Il a ajouté : « Je ne suis pas sûr que cette loi favorise les repères auxquels aspirent nos concitoyens ».
Les propos du préfet nantais n’ont pas manqué d’entraîner des réactions à gauche. Michelle Meunier, sénateur de Loire-Atlantique et porte-parole du groupe socialiste au Sénat estime qu’en tenant ces propos, Claude d’Harcourt « est sorti de son droit (sic) de réserve » (Ouest-France)
Christophe Clergeau (PS) monte au créneau
Président du groupe socialiste au Conseil Régional des Pays de Loire, Christophe Clergeau, a tweeté de son côté : « J’ai adressé à C. Castaner un courrier lui demandant de mettre fin aux fonctions du préfet des Pays de la Loire ». Pas moins.
Plus prudent, François de Rugy, député de Loire-Atlantique (LREM), réagit en estimant que « Sur le fond, je trouve par ailleurs que ses propos sont assez blessants pour les personnes concernées par cette avancée du droit français ». Pour lui, il serait « hautement souhaitable que le préfet revienne sur ses propos ».
Convoqué place Beauvau
De fait, le ministre de l’Intérieur a convoqué Claude d’Harcourt pour entendre ses explications et lui a demandé de réagir dans la journée, ce qu’il a fait.
Dans un communiqué de presse, Claude d’Harcourt a donc fait amende honorable en déclarant « que son expression, même s’il a pris soin de préciser qu’il s’agissait de son opinion personnelle, dès lors qu’elle était publique, était inadéquate. » En effet, « dans les collectivités territoriales de la République, le représentant de l’État, représentant de chacun des membres du Gouvernement, a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois ». Il est tenu d’observer un devoir de réserve.
Ce n’est toutefois pas l’avis de l’essayiste Paul-Marie Couteaux qui a déclaré : « Mes plus vives félicitations au Préfet d’Harcourt. Il est des situations où la conscience doit prévaloir. »
T.M.
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