Au cours des 40 dernières années, la France a fait face à trois grandes crises sanitaires : l’affaire du sang contaminé, la canicule et le Coronavirus. À chaque fois, il a fallu faire face aux aléas de la nature : un virus qui apparaît ou qui mute, un été particulièrement chaud, etc. Ces aléas de la nature sont inévitables. Mais il faut leur opposer la réponse la plus adaptée. Et, en France, le conformisme idéologique domine et interdit justement toute réponse adaptée.

Le sang contaminé par le virus du sida a tué des milliers de transfusés et des milliers d’hémophiles. Cela n’a été possible que parce que les autorités ont différé le dépistage du sida chez les donneurs de sang. Et qu’au nom de la lutte contre les « discriminations », les prélèvements de sang dans les prisons ont continué à être encouragés jusqu’à la fin des années 1980. Or, compte tenu de la promiscuité et des violences homosexuelles au sein des prisons, beaucoup de donneurs étaient contaminés. C’est pourtant délibérément que le CNTS et le ministère de la justice ont poursuivi ces prélèvements jusqu’en 1988.

La canicule a tué près de 20 000 personnes en 1983, dans l’ensemble proches de leur fin de vie. Mais les autorités sanitaires n’ont rien vu venir et ont tardé à réagir. Pour une raison simple : toute la communication gouvernementale était alors centrée sur la pollution et ses risques. Et non sur les conséquences de la chaleur pour les personnes âgées et les dangers de la déshydratation.

Le Coronavirus touche plus de monde et tue davantage au sein de l’Union européenne qu’à Singapour, Hong Kong, Formose, la Corée du Sud ou le Japon… Cela pour une raison évidente : ces pays ont immédiatement contrôlé, sinon fermé, leurs frontières, ont mis en place des dépistages étendus et ont imposé des quarantaines, massives ou ciblées. Les pays de l’Union européenne ne se sont résolus à ces mesures que trop tard et après que le virus se soit déjà implanté chez eux ! Une attitude idéologique irresponsable, justifiée par les ministres etles médias par un argument stupide selon lequel « le virus n’a pas de passeport » : certes, mais ceux qui le véhiculent si.

C’est moins la nature qui tue que l’idéologie politiquement correcte des grands partis politiques et des MMS (Média Main Stream).

Jean-Yves Le Gallou via Polemia

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