Covid-19. Face au virus, le salut peut-il venir de la vitamine D ?

La vitamine D peut-elle permettre de lutter contre le coronavirus ? Certaines études font état de carences observées chez des patients malades du Covid-19.

Vitamine D : jocker de l’hiver face au Covid-19 ?

La vitamine D a de multiples vertus déjà largement évoquées. Mais de récentes découvertes pourraient lui attribuer un nouveau rôle jusqu’ici insoupçonné. Le CHU d’Angers a ainsi publié le 2 novembre dans la revue Nutrients une étude révélant que des patients seniors hospitalisés après avoir contracté le coronavirus avaient mieux résisté face à la maladie après avoir eu recours à des compléments de vitamine D.

L’étude en question, conduite par le professeur Cédric Annweiler, directeur du département de médecine en gériatrie et biologie du vieillissement au CHU d’Angers, et portant sur 77 patients, parvient à la conclusion que, « parmi les patients seniors hospitalisés et atteints de Covid-19, ceux ayant reçu des apports réguliers de vitamine D3 avaient eu des formes moins sévères de la maladie, et un meilleur taux de survie. »

Pour l’équipe de médecins angevins, cette vitamine D3 pourrait alors représenter « un traitement complémentaire effectif, accessible et bien toléré pour le Covid-19, dont le nombre de cas augmente fortement, et pour lequel il n’existe pas encore de traitement validé ». Toutefois, les auteurs de la publication demeurent cependant prudents et insistent sur le fait que ces résultats doivent être vérifiés par des études plus larges.

Espagne : 80 % de patients Covid-19 carencés en vitamine D

En Espagne cette fois, une autre étude réalisée sur 216 patients hospitalisés pour cause de Covid-19 a également mis en avant l’incidence d’une carence en vitamine D sur la résistance face a la maladie. La publication, mise en ligne le 27 octobre dernier sur le site du Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, indique que les médecins ont décidé de vérifier le taux de vitamine D sur l’échantillon d’individus en question. Et ils ont observé que ces malades du Covid-19 étaient donc carencés en vitamine D puisqu’ils présentaient un taux moyen de 13,8 nanogrammes par millilitre de sang tandis que ce taux a été évalué à 20,9 dans la population témoin. À savoir qu’il est question de carence en vitamine D lorsque le taux est inférieur à 20 nanogramme par millilitre.

Par ailleurs, le document précise aussi qu’une carence en vitamine D a été constatée dans 82,2 % des cas de Covid-19 étudiés. Contre à peine 47 % de la population générale.

Enfin, même si l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommandait déjà en 2017 d’augmenter les doses de vitamine D durant l’hiver afin de lutter contre les infections respiratoires, ces carences rendent-elles réellement les patients plus vulnérables face au Covid-19 ? La maladie n’existant pas encore à l’époque, bien que plusieurs études « montraient de façon constante un bénéfice de la supplémentation en vitamine D » pour la prévention de ces infections, il est trop tôt pour l’affirmer à l’heure actuelle. Dans l’optique de répondre à la question, des travaux ont récemment été lancés en Angleterre. Dénommés CORONAVIT et se déroulant durant six mois, ils vont notamment consister à faire parvenir à 5 000 personnes un traitement à base de vitamine D pour analyser par la suite leur résistance face au virus.

En France, l’Académie de médecine recommande pour sa part à la population de prendre de la vitamine D contre le Covid-19 pour renforcer son « immunité innée », constituant la première ligne de défense de notre organisme.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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