Le dessinateur de bande dessinée Albert Uderzo, dont le nom figure sur les centaines de millions d’exemplaires des aventures d’Astérix et des irréductibles Gaulois vendus dans le monde depuis 1961, est décédé mardi à l’âge de 92 ans d’une crise cardiaque.

Il était né le 25 avril 1927 de parents italiens, à Fismes que quelques kilomètres séparent de Reims, la ville du sacre des rois de France.

Sa prédilection pour l’Armorique, il la doit à la deuxième guerre mondiale, durant laquelle il s’est réfugié en Bretagne, une terre qu’il a beaucoup aimé.

Astérix, anciennement Astérix le Gaulois, a ensuite été lancé le  dans le no 1 du journal français Pilote. Après la mort de René Goscinny en 1977, Albert Uderzo poursuit seul la série, puis passe la main en 2013 à Jean-Yves Ferri et Didier Conrad qui peineront toutefois à égaler le talent de leurs prédécesseurs.

Publiée dans Pilote de 1959 à 1973, Astérix est édité parallèlement en bande dessinée, pour les vingt-quatre premiers albums, d’abord aux éditions Dargaud, puis à partir de 1998 aux éditions Hachette, et enfin aux éditions Albert René pour les dix albums suivants. Les ventes cumulées des albums, traduits dans cent onze langues, représentent 380 millions d’exemplaires.

Il s’agit ainsi de la bande dessinée la plus vendue dans le monde (et on peut même la lire en breton !)

Mais on lui doit également des bande-dessinées moins connues, comme les aventures de l’indien Oumpah-Pah, mais aussi Michel Tanguy (les premiers épisodes) ou encore Belloy.

De quoi pouvoir quitter cette terre en paix, en ayant accompli une oeuvre culturelle monumentale… Ciao l’artiste !

Crédit photo : flickr (cc)
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