Coronavirus. 5 000 détenus bientôt libérés par Nicole Belloubet ?

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Tandis que le coronavirus continue de se propager en France, la ministre de la Justice Nicole Belloubet veut libérer quelques 5 000 détenus en fin de peine.

5 000 détenus bientôt dans la nature

La tiers-mondisation de la France semble se vérifier par les faits au fur et à mesure que les jours passent sur fond de crise économique et sanitaire liée au coronavirus. Un constat confirmé par l’annonce du ministère de la Justice de la libération anticipée d’environ 5 000 détenus malades et d’autres en fin de peine.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a ainsi indiqué le 20 mars dernier qu’elle comptait « travailler d’une part sur les détenus malades, qui ont d’autres maladies que le coronavirus, et d’autre part sur les personnes à qui il reste moins d’un mois de détention à faire », et ce, avec l’objectif de « procéder là à leur retrait des établissements ». Les courtes peines d’emprisonnement ne seraient, quant à elles, pas mises à exécution pour ne pas faire entrer de nouvelles personnes en prison.

Les prisons françaises à l’heure des mutineries

Par la suite, Nicole Belloubet a rencontré les syndicats des surveillants pénitentiaires le 23 mars. C’est lors de cette réunion que la décision de remettre en liberté certains détenus aurait été actée. La ministre doit présenter le 25 mars en Conseil des ministres, dans le cadre de la loi sur l’état d’urgence sanitaire, une série d’ordonnances pour assouplir les conditions de libération anticipée. Mais aussi les octrois de crédits de réductions de peines. Sauf contretemps, ces ordonnances devraient être publiées au Journal Officiel dès le 26 mars.

Rappelons par ailleurs que le point de vue de Nicole Belloubet sur cette idée de relâcher des détenus a radicalement changé en moins d’une semaine, signe d’un certain flottement dans l’exécutif face à la situation sanitaire du pays. Si, au 18 mars dernier, les prisons françaises comptaient 6 cas positifs confirmés et 151 cas suspects, les autorités pénitentiaires en dénombraient 920 cas le 23 mars. Dont 16 cas positifs parmi le personnel pénitentiaire, 6 parmi les détenus (dont un décédé) et 899 suspects.

Cette nouvelle prise de position de la part de la garde des Sceaux fait également suite à une série de mutineries dans les prisons de l’Hexagone. Avec la suspension des parloirs et la réduction des temps de promenade dans les établissements pénitentiaires, la situation a dégénéré. Des mutineries ont eu lieu dans plusieurs d’entre eux, y compris en Bretagne.

La décision de Nicole Belloubet vivement critiquée

Suite à cette décision, des voix dissonantes se sont faite entendre, à commencer par le collectif de magistrats Arromanches, qui s’est fendu d’une tribune dans Valeurs actuelles. Lequel s’interroge : « Faudrait-il donc faire échapper ces établissements au confinement généralisé de l’ensemble de la population au risque d’y répandre le virus ? », en affirmant en préambule que « l’extrême gauche judiciaire » avait « encore frappé ».

Le collectif de magistrats rappelle que « des facilités sont offertes à l’ensemble de la population carcérale » et que, si les détenus sont confinés, ils ne le sont « ni plus ni moins que le reste de la population ». En parallèle, si « les condamnés sont enfermés légitimement », « ils sont les premiers responsables de leur situation ». Quelles solutions dans ces conditions ? Arromanches considère que « les mesures sont à prendre au sein des prisons, la solution n’est pas dans l’élargissement inconsidéré de tous les détenus, ni même dans un décret de grâce dont la seule justification serait de gérer la pénurie de places ».

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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