Le Pr Arnaudiès  a conduit une recherche scientifique et mathématique sur les statistiques mondiales du Covid 19. Il veut démontrer que la crise sanitaire risque d’être utilisée par l’oligarchie aux abois pour imposer son nouveau modèle économique. Cette analyse s’appuie exclusivement sur des chiffres. 

Loin de nous l’intention de minimer le tragique de la crise sanitaire et la souffrance des victimes non plus que le courage du personnel soignant, mais les chiffres nous amènent à nous poser des questions, il semble que ce soit encore permis.

(Nota : pour l’heure nous n’avons retenu que les chiffres jusqu’au premier avril, dans un prochain article nous verrons comment des pays ont des chiffres de contamination ou de mort extrêmement faibles.)

Depuis le premier janvier, le cumul total des décès dans le monde entier par coronavirus est, au 1er avril 2020, environ 44000 (cf. https://fr.statista.com/statistiques/morts-coronavirus-monde/).  Mais on oublie de préciser que depuis le 1/1/2020, la mort, toutes causes confondues, a supprimé 17 500 000 personnes dans le monde (estimation minimale, qui correspond à une mortalité moyenne annuelle mondiale de 1 %).

On a 44 000 / 17 500 000 = environ 0,0025. Ces 44 000 comptent pour 0,25 % dans les décès toutes causes confondues durant ce premier trimestre de 2020.   Si ce rythme se maintient, il correspond à 176000 morts par an, donc à 0,25 % du total annuel des décès dans le monde, donc à 0,25 % de 1 % de la population mondiale, c’est-à-dire à 2,5 morts par 100 000 habitants et par an, ou encore 25 morts par million d’habitants au titre du corona.

Dans le cas français, il y a 3024 morts par coronavirus entre le 01/01/2020 et le 01/04/2020, certes les chiffres ont gravement progressé ces derniers jours (surtout par effet de nouveau comptage statistiques). Les morts par toutes causes confondues durant cette période furent 144 000 (en moyenne 1600/jour). Ces 3024 donnent donc 2,1 % du nombre de tous les décès pendant cette même période entre le 01/01/2020 et le 01/04/2020.

C’est là que l’on peut s’interroger ! On ne parle pas ici du seul cas français, pays très censuré d’où la liberté d’expression a disparu et où les médias sont contrôlés. On parle de statistiques mondiales, autrement difficiles à falsifier !

Les questions qu’un esprit libre doit se poser.

  1. Comment se fait-il que qu’avec seulement 2,1 % des décès toutes causes confondues, les hôpitaux soient partout débordés, les lits manquent, les populations s’affolent, les particuliers soient emprisonnés chez eux, les opérations de routine soient différées, les médias de toute nature soient accaparés à 95 % ?
  2. Les morts annuels en France par coronavirus, c’est donc 2,1 % du nombre total des décès annuels. Mais les morts dans le monde par coronavirus, nous avons vu que c’est 0,25 % du nombre total des décès. Donc en France, c’est 8,4 fois plus que dans le monde entier. Pourquoi ?

Cette question est plus facile à cerner. Beaucoup de pays très peuplés n’ont pas assez de morts par cette maladie pour figurer dans les statistiques. Le Japon, le Brésil, toute l’Amérique du sud, une partie de l’Amérique centrale, la Russie (Sibérie incluse), le Canada, la Turquie, le Vietnam, la Thaïlande, les pays de l’Océanie (Birmanie, Java-Sumatra-Bornéo-Nouvelle Guinée), ont si peu de morts de cette maladie qu’ils n’ont aucun impact dans la statistique mondiale. Avec leurs 3500 morts entre le 01/01/2020 et le 01/04/2020, les USA obtiennent 0,47 % de tous   les décès toutes causes confondues, soit 4,47 fois moins que la France (mais attention depuis ça augmente fort eu égard au déplacement de la pandémie). Il y a donc de fortes disparités entre nations, avec une bien plus forte prévalence de cette maladie en Europe non russe. On peut donc constater que c’est la zone la plus mondialisée du monde avec son perpétuel brassage de populations vu la politique de libre circulation et migration des humains, qui est de loin la zone la plus impactée par ce virus.

Mais pour la question une réflexion plus poussée s’impose. Il y a peut-être des morts ‘’oubliés » dans les statistiques (Ephad) pour que l’affolement et la désorganisation soient si importantes.

Les autres mortalités annuelles.

D’autre part, par comparaison, il y a chaque année, en France, dans les hôpitaux, environ 10 000 personnes qui décèdent des suites du staphylocoque doré, dont personne ne parle jamais. Si la France continue sur la lancée actuelle, il y aura 12000 morts par an du coronavirus, ce qui est comparable aux 10 000 morts par le staphylocoque et aux morts de la grippe saisonnière, qui varient suivant les années entre 4000 et plus de 10 000 (disons7000 en moyenne). On peut donc s’étonner que les 10 000+7000 = 17000 morts annuels dus soit à la grippe saisonnière soit au staphylocoque doré ne provoquent pas le centième du battage médiatique que les 12 000 morts du coronavirus.

Euthanasie de fait

Les personnes âgées sont particulièrement visées ! Pour s’en débarrasser, des héritiers impatients pourront invoquer un dépistage fatal. Déjà ici et là, on commence à lire que cette crise va déboucher sur des ‘’choix’’ nécessaires quand on ne pourra pas soigner tout le monde……

On ne peut pas ne pas penser aux suggestions écrites   de Jacques Attali quand il préconisait, d’avoir recours à l’euthanasie pour gérer les futurs problèmes de retraite, vu que l’urgence de la situation obligerait  »sans doute’’ à opérer un choix dans les personnes qu’il faudra abandonner à leur triste sort parce qu’on ne pourra pas soigner tout le monde… (sous-entendu, un choix en fonction de l’âge…). Ce qui confère une certaine audience à ceux qui n’hésitent pas à soutenir peu ou prou les idées de Jacques Attali. Il est des prophètes de la vie, il en est de la mort.

Jean-Marie Arnaudiès normalien, professeur agrégé de mathématiques.

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