Pandémie de coronavirus. Prenez votre destin en main et tenez bon ! (L’Agora)

A LA UNE

Nous avions oublié les grandes épidémies de notre Histoire. Voici maintenant plusieurs semaines que nous vivons une crise sanitaire majeure.

Nous sommes dans une situation de guerre et nous menons un combat

On l’a bien compris, l’ennemi est extrêmement contagieux et peut avoir des conséquences dramatiques, mais il n’est pas invincible. Nous découvrons ce virus qui comme tous les virus parasite nos cellules pour se reproduire et qui peut éventuellement nous tuer. Sa force est aussi sa faiblesse : il a besoin de nous pour se reproduire et diffuser. Et nous possédons quelque chose qu’il n’a pas : la réflexion et l’intelligence. Alors servons-nous en !

Face à cette catastrophe, nous devons nous adapter, changer notre routine et nos habitudes de vie, nous devons vivre actuellement en mode vigilance mais pas en mode survie (nous en sommes pas en situation de chaos). Nous sommes parfois dans des situations professionnelles très difficiles, mais nous sommes en vie.

Le confinement nous affecte, est pénible, contraignant, frustrant, peut être mentalement déstabilisant, anxiogène, mais il nous protège, nous sauve et est indispensable ; il doit encore se prolonger. Respectons le confinement, et appliquons aussi les autres consignes d’hygiène et mesures-barrières (lavage des mains, distance sociale, ustensiles à usage personnel, masques en situations sociales obligatoires, éviction des contacts physiques avec un environnement potentiellement souillé, toux et éternuements dans le pli du coude) ; certaines consignes ne sont pas différentes de celles que nous devrions appliquer pour éviter une épidémie de grippe ou de gastro-entérite. Et c’est aussi montrer l’exemple.

Soyons responsables ; si nous l’étions tous, nul besoin d’interdire, de légiférer, ni de verbaliser…

Nous avons pu le constater, notre salut ne viendra pas du « gouvernement » français ni des instances internationales (l’Europe de Bruxelles, l’OMS) qui prônent une certaine mondialisation qui nuit aux peuples, et dont les avis et recommandations sanitaires sont changeants, contradictoires et sources de confusion, fluctuant au gré d’autres paramètres. Juste un exemple expliqué par Charlotte d’Ornellas : les masques et les tests de dépistage, déclarés inutiles ou indispensables selon qu’ils sont disponibles ou pas ; que ne ferait-on pas pour dissimuler les erreurs, incompétences, manques de réactivité, etc. À force de communiquer, on oublie de gouverner.

Mais pas de panique. Avons-nous besoin de nos dirigeants pour nous protéger ?

Prenons notre destin en main ! Soyons « acteurs » pour ne pas subir !

Retrouvons et entretenons notre force mentale et notre force physique !

Pour commencer, informons-nous.

Soyons vigilants à la désinformation, il faut avoir une analyse critique de l’information, chercher les sources fiables, privilégier les recommandations des professionnels de santé et celles des scientifiques indépendants qui n’ont pas de conflit d’intérêt avec les politiciens en place.

Choisissez vos médias, limitez votre exposition aux chaînes d’information (BFM, Cnews, France Info, LCI…) qui sont les instruments subventionnés de l’État, participent à la « comm’ » du gouvernement et qui diffusent en continu 24h/24 et 7j/7 des données et images en boucle, cultivent le sensationnel et la peur, dramatisent le confinement, sont anxiogènes et n’aidant pas à prendre de la distance. Et même si nous aspirons tous à être libérés le plus tôt possible, ne vous laissez pas entraîner à prendre des risques par l’annonce prématurée et fallacieuse du déconfinement tel que présenté ces derniers jours dans ces mêmes médias et des émissions médiocres comme celle de Cyril Hanouna.

On le constate, il n’est pas spontanément facile de changer nos habitudes, nous sommes finalement d’une certaine rigidité cognitivo-comportementale avec nos habitudes, notre routine, nos automatismes, qui nous entraîneraient à enfreindre les mesures de précaution, tout comme cette douce insouciance dans laquelle le confort et l’évolution technologique nous ont parfois enfermés.

Nous devons nous adapter et nous réorganiser, hiérarchiser les priorités et prioriser l’utile, l’urgent et l’indispensable aux dépens du futile, anticiper, être créatifs, astucieux.

C’est le moment de se recentrer sur soi :

  • Être attentif à identifier nos réactions de stress.
  • Réfléchir aux stratégies que nous pouvons mettre en place pour réduire ce stress.
  • Anticiper, élaborer un plan d’action et se tenir prêt.
  • Avoir dans la mesure du possible un temps de sommeil suffisant, une alimentation saine et des repas réguliers.
  • Faire de l’exercice physique chez soi, des exercices de relaxation.
  • Avoir la volonté de s’entretenir.
  • S’occuper l’esprit, lire par exemple, questionner notre vie, notre condition, notre société…
  • Avoir ou retrouver des activités agréables, familières, de loisirs, improvisées avec les moyens à disposition.
  • Éviter les toxiques.

Cet exercice de recentrage sur soi peut être parfois désagréable voire douloureux si ce que nous découvrons ne nous satisfait pas, par exemple si nous sommes devenus des individus sans valeur ni identité confrontés à un vide existentiel et avec des tendances addictives, hypnotisés par les écrans, conditionnés par la société de consommation, coupés de la nature et de notre culture et de notre Histoire qu’on ne nous apprend plus. On peut alors se demander ce que nous voudrions être… après la crise, l’occasion d’entreprendre un travail d’évolution personnelle.

L’ennui peut nous obliger à être créatifs, à user de nos capacités d’imagination (redévelopper notre imaginaire appauvri par le formatage vidéo numérique) et de réflexion sur notre condition. Il n’est négatif que pour nos sociétés addictogènes et consuméristes.

Revenons à l’essentiel : par exemple, prendre le temps, comprendre l’instant présent, s’écouter, écouter, poser son regard sur des belles choses, prendre le temps de goûter la vie.

Prendre bien soin de soi et de ses proches. Essayer de garder le contact avec ses proches et ses liens sociaux, notamment avec nos anciens. Recréer des liens et retrouver une vraie solidarité productive. Sortir de l’individualisme dans lequel nous confine la société actuelle.

Ne pas garder pour soi mais parler de ses inquiétudes et préoccupations, en quête de solutions et de soutien mutuel.

Si on a une propension à l’humour, continuons à en faire usage, c’est déjà une victoire sur le virus.

Si on ressent de la colère, essayer de la réorienter et de la maintenir focalisée contre ce foutu virus. Certes on peut avoir peur, mais avez-vous envie de ressembler à ces addictifs au papier toilette qui se battent pour le dernier rouleau ? Voulez-vous ressembler à ces personnes malsaines qui dévalisent ou persécutent des soignants au motif de la peur d’être contaminé ? Certes on peut être fatigué et excédé, mais voulez-vous ressembler à ces conjoints ou parents maltraitants ? À ces barbares, ces chances pour la France pas éduqués qui crachent sur les forces de l’ordre ?

Les crises révèlent les failles du « vivre ensemble » si cher à la propagande d’une caste qui détruit le pays depuis des décennies, elles révèlent ce qu’il y a de pire en l’humain mais aussi ce qu’il y a de meilleur. Nous pouvons être autre chose que des crétins. Pensez à ces belles initiatives dont l’actualité nous livre quelques exemples. L’heure est à l’entraide et à sauver des vies, gardons cette colère pour après quand nous chercherons les responsables pour réclamer réparations et condamnations pour éviter répétition.

Et quand on sort de son domicile, avoir une vigilance flottante, être attentif aux comportements atypiques qu’on peut rencontrer, par exemple d’agressivité, de vol, d’imprudence, absurdes…

Cette crise est une opportunité

L’occasion de se rappeler ce que nous sommes, notre identité et notre Histoire.

La possibilité d’être une personne différente, de régénérer l’Histoire…

Que voulons-nous être demain?

Et tant pis si à la fin du confinement, nous avons les coudes usés à ouvrir les portes et que privés de coiffeurs, nous avons tous la coupe de cheveux du professeur Raoult, elle sera peut-être à la mode, et ne faut-il pas préférer l’être au paraître ?

Michel Dupont

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