Bernard Gantois (Les Guerrières) : « L’origine du mal est le vide spirituel : il faut le combler »

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Le 28 mai sortira le roman de Bernard Gantois intitulé Les Guerrières. Un roman d’anticipation, dont l’action se situe en partie en Bretagne, au sein d’une Europe islamisée, et dans laquelle va jaillir, grâce à 4 jeunes femmes, la flamme de la reconquête.

Un roman qui se lit vraiment très bien, qui est bien écrit, et qui aborde une thématique particulièrement actuelle, eu égard des changements qui s’opèrent sur notre continent.

Nous ne vous en disons pas plus, si ce n’est d’acheter le livre (aux éditions Via Romana), pour passer un vrai bon moment littéraire tout en vous donnant matière à réfléchir…et à résister.

Et pour vous mettre un peu plus l’eau à la bouche, nous avons interrogé Bernard Gantois, l’auteur.

Les guerrières – Bernard Gantois – Via Romana – 24€

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené à écrire Les guerrières ?

Bernard Gantois : J’écris pour exprimer des idées politiques ou philosophiques, des romans dont elles sont le « fil rouge » – dans le cas des « Guerrières » l’idée que rien n’est jamais perdu – ou des textes plus directs tels « Le mirage des valeurs de la République ». La situation de départ des Guerrières est apparemment sans espoir, et pourtant désespérer aurait été une erreur. En résumé, en référence à l’actualité : la désespérance des gilets jaunes ne doit pas les empêcher d’agir…. Le livre est donc un message d’espoir.

Breizh-info.com : Pourquoi avoir choisi 4 femmes comme héroïnes ? Où est la parité (rires) ?

Bernard Gantois : J’ai constaté, dans ma vie professionnelle, que dans les difficultés dont la solution ne passait pas par l’usage de la force, les femmes étaient beaucoup plus résilientes que les hommes. Par ailleurs, elles souffriraient infiniment plus de la charia, si elle s’établissait, que les hommes. Les héroïnes devaient donc être des femmes, un petit groupe d’héroïnes pour représenter diverses origines sociologiques se rejoignant dans un but commun.

Breizh-info.com : Le choix de la Bretagne, comme point de départ de la reconquête spirituelle et physique de l’Europe, était-ce délibéré, et pourquoi ?

Bernard Gantois : L’histoire se déroule pour beaucoup en Bretagne, où elle commence, et ce choix est parfaitement délibéré. La Bretagne a gardé sa personnalité ancestrale malgré tous les efforts faits au cours des siècles pour la lui ôter. Une reconquête ne peut pas démarrer d’une grande ville totalement anonyme, mondialisée et sans aucune personnalité, donc facile à façonner, manipuler et marquer par un envahisseur.

La Corse ou le Pays basque auraient pu jouer le même rôle, mais je préfère les dolmens bretons… J’ai aussi beaucoup navigué, même avant d’habiter le Morbihan depuis presque trente ans, au large des côtes bretonnes, ce qui a été utile pour décrire certains épisodes de l’aventure.

Breizh-info.com : A travers ce roman ce sont énormément de maux d’aujourd’hui qui sont évoqués par votre plume. Pensez vous réellement que l’Europe soit menacée d’islamisation à grande échelle ? N’en faites vous pas trop ?

Bernard Gantois : L’Europe est évidemment fortement menacée d’islamisation à grande échelle, pour plusieurs raisons.

D’abord un vide spirituel absolu, facile à résumer : on ne se sacrifie pas pour la démocratie, et encore moins pour la laïcité. Pour la patrie, peut-être, mais les mondialistes la démolissent, pour sa famille, sûrement, mais ils la détruisent aussi, depuis que le marxisme et son compère le mondialisme la considèrent comme un obstacle à leur emprise sur l’individu, pour sa religion, certainement, mais il n’y a presque plus de religion.

Sauf une, l’islam, dont les adeptes n’ont absolument pas peur de mourir. Entre celui qui regarde la mort en face et celui qui se sauve en courant, qui gagne la bataille ?  On pourra se référer au trouillomètre social généralisé mis en évidence par le « virus »….

Ensuite, la lâcheté infinie des politiciens qui se prostituent pour quelques voix de plus – toutes élections confondues – pour gagner les batailles électorales. Je ne répèterai pas ce que dit Joachim Véliocas dans ses livres et notamment dans celui qui vise « Ces maires qui courtisent l’islamisme », sorti il y a déjà cinq ans…. Ils pensent probablement que leurs sourires présents engendreront la mansuétude des envahisseurs futurs.

Enfin et surtout, l’islam a un programme simple, clair, public et compréhensible par tout le monde : établir l’oumma partout sur la planète. Et tous les musulmans sont frères, donc plus ou moins égaux. Ce mondialisme là est très différent de celui de Wall Street, dans lequel 0,01% de la population règnera sur 99,99 % d’esclaves. Même si le second essaie actuellement d’utiliser le premier pour s’établir, à l’heure des comptes il sera condamné. C’est pour cela que dans mon livre les Usa tombent comme les autres : un redneck individualiste probablement vaguement athée préfèrera manger sous la direction d’un imam que crever de faim esclave de Blackrock et Goldman Sachs…

Breizh-info.com : La religion catholique tient une place fondamentale chez nos 4 héroïnes. Là encore, la reconquête que vous évoquez ne passe-t-elle forcément que par cette religion ? Le Pape actuel (et donc ceux qui le soutiennent) n’est-il pas lui même l’exemple d’une volonté de soumission, à la fois à l »Islam, tout en appelant à l’invasion migratoire, et donc à la dissolution programmée de l’Europe ? 

Bernard Gantois : L’origine du mal est le vide spirituel : il faut le combler. Simple. Et pourquoi aller chercher ailleurs ce que notre histoire nous donne en héritage ? Le catholicisme est naturel en France et Europe du sud, le christianisme dans l’ensemble du monde occidental.

Par ailleurs le catholicisme est la seule religion qui donne une vraie liberté de choix entre le Bien et le Mal, dans le cadre d’une vision sociale aristotélicienne des rapports entre les hommes. Autrement dit, le catholicisme engendre le capitalisme limité par la morale. Les autres formules chrétiennes engendrent l’individualisme, qui finit en apothéose chez Nieztsche, et conduisent au capitalisme ravageur des personnes et de la planète que l’on connaît aujourd’hui. Evidemment issu du monde anglo-saxon… Le catholicisme est la seule issue raisonnable. Encore faut-il que la raison l’emporte sur l’émotion immédiate…

Quant au pape actuel, mis en place par les « progressistes » pour créer la religion universelle nécessaire au mondialisme, il fait le job pour lequel on l’a mis là : détruire l’Eglise. Il va quand même avoir du mal à expliquer aux catholiques que Jésus-Christ n’est pas Dieu et que la Trinité est un bobard. Mais c’est ce qu’on lui demande….

Breizh-info.com : Votre ouvrage est finalement particulièrement optimiste. On se croirait parfois dans l’Achéofuturisme 2.0 de Guillaume Faye. Qu’est-ce qui vous incite à cet optimisme, malgré les maux terribles et les dangers que vous évoquez dans votre ouvrage ?

Bernard Gantois : Evidemment je suis optimiste. La France a survécu au traité de Troyes du 21 mai 1420, l’Europe a survécu à la grande peste du 14ème siècle, personne ne sait pourquoi les mongols inarrêtables ne sont pas allés jusqu’à Brest et Gibraltar, mais le fait est qu’ils se sont arrêtés en Hongrie et tous les malheurs de l’histoire ont fini par passer sans nous détruire vraiment…

Et il doit bien rester une partie de la population qui n’a pas peur de mourir pour défendre ses idées. Probablement les catholiques, justement….

Rien ne sera jamais perdu pour ceux qui croient en quelque chose. Quelque chose d’autre que leur compte en banque.

Propos recueillis par YV

Photo : DR
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