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Publiée dans « The Lancet », une analyse rétrospective s’appuyant sur 96 000 dossiers médicaux montre que le traitement sous hydroxychloroquine se traduit chez les patients hospitalisés par un risque accru d’arythmie cardiaque et de décès (voir ici l’analyse).
Voici ce qu’en dit Le Monde : « L’étude du Lancet est dite rétrospective : elle s’est appuyée sur un vaste registre international de dossiers médicaux électroniques provenant de 671 hôpitaux sur six continents. Plus de 96 000 dossiers de patients hospitalisés pour Covid-19 entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020 ont été sélectionnés, parmi lesquels certains recevaient de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine seules, ou associées avec des macrolides (des antibiotiques) dont l’azithromycine – cette dernière combinaison étant celle promue en France par Didier Raoult (IHU Méditerranée infections, Marseille). Les traitements devaient avoir débuté moins de quarante-huit heures après le diagnostic par PCR (test virologique). Ces quatre « bras » étaient comparés à un groupe contrôle de 81 000 patients ayant reçu un traitement standard »
Résultat ? « Après avoir contrôlé l’âge, le sexe, l’origine ethnique, les comorbidités sous-jacentes et la gravité de la maladie au départ, l’utilisation des quatre schémas thérapeutiques a été associée à un risque accru d’apparition d’arythmie ventriculaire et de décès à l’hôpital », concluent les auteurs.
A la fin de la période étudiée, environ un patient sur 11 du groupe contrôle était décédé à l’hôpital. Parmi les patients traités par la chloroquine ou l’hydroxychloroquine seule, environ un sur six était mort. Lorsque ces médicaments étaient utilisés en combinaison avec un macrolide, le taux de mortalité s’élevait à plus d’un sur cinq pour la chloroquine et à près d’un sur quatre pour l’hydroxychloroquine.
Nous vous laissons découvrir la réaction du Professeur Raoult au sujet de cette étude, mais plus globalement, sur la pandémie.
Photo : DR
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