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Ce samedi 20 à 3 heures du matin, un ou des inconnus ont balancé un pavé dans la vitrine sur le côté du magasin Debotté au début de la rue des Hauts-Pavés ; le tiroir caisse a été volé. Le butin n’aurait été que de quelques euros, bien moins cher que le coût de remplacement de la vitre. Les casseurs de commerces, très actifs dans la ville de Nantes avant le confinement, sont de retour aux affaires, et même les particuliers trinquent.

« Pavés, grilles d’égout, potelets contre le stationnement, tout y passe », relève un autre commerçant cassé en ville. La boutique Débotté y a déjà eu droit trois fois – d’ailleurs le commerçant arrivé tôt le matin avait une planche ad hoc. Il y a six mois, deux voleurs d’origine extra-européenne n’avaient pas hésité à taper une demi-heure avec une grille d’égout sur la vitre feuilletée du tabac situé face à l’ancien palais de justice pour entrer dans la boutique – et ce sans que personne ne s’en mêle ou ne semble l’entendre.

« C’est pire qu’avant le confinement ; en ce moment, même les particuliers y ont le droit, c’est au moins un remplacement de vitre par jour », relève le vitrier qui intervenait chez Débotté. Deux autres points de vente de la célèbre pâtisserie ont déjà été visités par les cambrioleurs-casseurs, qui n’épargnent ni les restaurants, ni les librairies ou les commerces de bouche. Par ailleurs ce samedi vers 13h30 un des brocanteurs s’est fait voler son portefeuille dans son camion place Viarme, pendant le remballage.

Ce dimanche 21 juin vers 5h15 trois jeunes filles rentrant de soirée se sont faites prendre à partie par quatre jeunes délinquants qui en voulaient à leurs téléphones portables ; l’un d’eux a été volé. Trois jeunes gens sont intervenus et ont été tabassés pour le compte – l’un d’eux a fini au CHU avec une fracture à la mâchoire. La police a interpellé deux des agresseurs et recherche les autres qui ont pris la fuite.

Par ailleurs les cinq prévenus suspectés d’avoir géré un point de deal rue Honoré Daumier aux Dervallières seront jugés le 9 septembre prochain après avoir obtenu le renvoi du dossier en audience de comparution immédiate ; seul un est encore en détention provisoire ; un autre, qui conditionnait la drogue dans un appartement de la cité qu’il squattait, a quitté le département dans l’attente de son jugement, par peur de représailles.

Louis Moulin

Illustration : DR
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