Jean-Paul Ollivier. Un mythe dans le monde du cyclisme. Sans doute ce qui s’est fait de mieux au 20ème siècle et au début 21ème en matière de journalisme sportif et de journalisme breton. Et quoi de plus logique pour un mythe que de s’attaquer au monument sportif qu’il chérit le plus, Le Tour de France ?

Si depuis 2014, vous vous sentiez orphelin de « Paulo la science », celui qui a bercé vos trois semaines de Tour de France, en juillet, durant plusieurs décennies, alors il faut que vous fonciez sur l’ouvrage qu’il sort, ce 16 juillet, intitulé LE TOUR DE FRANCE DES VILLES ET VILLAGES (Mareuil éditions).

Ce livre se propose de faire (re)découvrir ces villes et villages dans lesquels le Tour de France a marqué l’arrêt ou qui sont entrés dans l’histoire de la Grande Boucle par un fait de course ou un événement particulier. Pour la première fois, un ouvrage dresse la liste de ces localités qui depuis 1903 font partie de la légende.

Classés par départements, ce sont des lieux-dits où des coureurs se sont faits remarquer, des villages qui ont vu le démarrage d’un sprint magnifique permettant la victoire d’un grand champion, des villes dans lesquelles des futurs vainqueurs ont abandonné, des cols qui ont sacré les meilleurs grimpeurs du peloton. La légende du Tour de France, c’est aussi cela : des noms marqués dans le granit breton, sur les socles des envoûtantes Cévennes, dans les pavés du Nord ou dans les Alpes audacieusement découpées.

Il n’y avait que Jean-Paul Ollivier, historien et célèbre commentateur du Tour de France, pour réaliser ce travail d’orfèvre et raconter à travers ces villes et villages la grande histoire du Tour de France. Ce dernier, qui réside en partie à Concarneau, sa ville natale, nous a accordé une interview, ci-dessous, à l’occasion de la sortie du livre. L’occasion de réentendre une voix qui, avec les années, est devenue familière pour tout amoureux du cyclisme qui se respecte.

Extrait du livre :

Nice Capitale de la Côte d’Azur, ville d’histoire, de culture et d’art, mais aussi de saveurs et de senteurs. Nice veut réussir sa révolution écologique, économique, culturelle, artistique et architecturale. Elle a les moyens d’y parvenir. La cité azuréenne vantent sans cesse ses atouts aux visiteurs : l’incontournable Promenade des Anglais, les ruelles tortueuses du Vieux-Nice, la place Massena réaménagée depuis quelques années… À cela s’ajoute la vingtaine de musées ou galeries qui présentent de prestigieuses collections, de Matisse à Chagall. Le Tour s’annonce à Nice dès 1906 avec la victoire de René Pottier qui gagnera ce Tour, puis jusqu’en 1914 de manière consécutive, les étapes étant remportées par Passerieu, Jean-Baptiste Dortignacq, Faber à deux reprises, Julien Maitron, Octave Lapize, Lambot et Rossius. En 1908, victoire de JeanBaptiste Dortignacq. Mais les regards vont vers Petit-Breton, qui mène sa course avec prudence et une belle technique. À Nice, arrivée de la 6e étape, alors qu’il est leader depuis la 3e étape, il sait qu’il va désormais aller jusqu’au bout de la 14e étape en souverain, se manifestant victorieusement aux étapes de Nîmes, Bayonne, Nantes et Paris d’autres spécificités telles que le thermalisme ou l’agriculture de montagne. […]

Concarneau

Au fond de la baie, on admire la Ville close, ceinte de remparts, dominée par un beffroi où Duguesclin, connétable du royaume, repoussait l’usurpateur anglais. Il reste peu de choses de ce qui fut le premier port thonier européen. Il convient néanmoins de visiter le musée de la Pêche et son Musée à flot, qui permet de voir ce qu’était un chalutier. Le marinarium, les plages des Sables Blancs et le château de Kériolet sont d’autres aspects touristiques de la cité.

L’unique arrivée du Tour se situe en 1982, lors de la 7e étape, dont le départ est donné à Cancale où les coureurs sont arrivés par avion, venant de Lille. Une échappée se déclenche en bordure de mer, au petit port de Trévignon, à treize kilomètres de l’arrivée. Elle groupe le régional de l’étape Pascal Poisson (qui habite à Pont-Aven, à quelques kilomètres), les Hollandais Theo De Rooy et Ad Wijnands, les Belges Pol Verschuere, William Tackaert et Guy Nulens, auxquels s’ajoutera en toute fin de course Pierre-Henri Menthéour. Sur la ligne d’arrivée, la photo-finish s’impose pour départager Wijnands et Verschuere. Ce dernier est déclaré vainqueur.

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