Le surf en Californie, une affaire d’hommes blancs et de « racisme systémique » ?

A LA UNE

Il y aurait trop d’hommes blancs parmi les adeptes du surf en Californie selon un hebdomadaire de San Francisco. La diversité doit donc s’imposer partout, y compris sur les vagues de la côte ouest…

Le surf, un sport d’hommes blancs ?

Le surf en Californie aurait un sérieux problème de diversité, c’est ce que cherche à démontrer un récent article du SF Weekly, un hebdomadaire distribué dans la baie de San Francisco.

Tandis que le surf a été déclaré sport officiel de l’État de Californie par le gouverneur Jerry Brown en 2018, (la Californie étant le deuxième État après Hawaï à le faire), l’image d’Épinal du surfeur blond sortant de l’eau sur la plage de Malibu est désormais suspecte aux yeux de certains. Alors que les États-Unis viennent d’être secoués par le phénomène Black Lives Matter, il n’est donc pas étonnant que les maniaques du cosmopolitisme et de l’égalitarisme viennent imposer leurs thématiques jusque sur les planches de la côte ouest américaine.

L’article du SF Weekly débute donc en expliquant le plus sérieusement du monde que les blagues sur la blondeur des cheveux très fréquentes chez les surfeurs impliquent en réalité un problème de fond : celui de l’absence des femmes et des personnes « de couleur » sur les vagues. Et, a fortiori, des femmes de couleur…

Les pionniers hawaïens en caution morale

Très rapidement, le plaidoyer des promoteurs de la diversité dans le surf devait sans surprise s’appuyer sur les origines de la discipline pour remettre en cause la « mainmise » des Blancs sur le sport.

Mais, si les pionniers du surf, dont les recherches s’accordent à dire en grande majorité qu’il aurait été créé à Hawaï, étaient originaires de certaines îles du Pacifique, ce sport a depuis été largement porté et développé par des Blancs, de la Californie à l’Australie en passant par la côte basque. La musique des Beach Boys ou le film culte Point Break sont là pour en attester.

Un « racisme systémique » de la part de l’océan ?

Dans son attaque contre l’homogénéité raciale du surf californien, le SF Weekly fait aussi témoigner une femme d’origine « mexicano-américaine », Dionne Ybarra, dont la famille, bien que vivant à 20 minutes de l’océan, ne se baignait qu’une fois par an. Car selon elle, « il y a cette crainte qui s’est installée dès la naissance que nous ne sommes pas des gens de l’océan, que nous n’allons pas dans l’océan », en faisant référence aux gens de couleur en Amérique.

Depuis, Dionne Ybarra dirige une organisation qui a pour but d’inciter davantage de jeunes filles de couleur à pratiquer les sports nautiques, notamment le surf. Et, si elle s’est rendu compte que la peur de l’eau est « courante dans les communautés de couleur », d’autres personnes comme Chelsea Woody, co-fondatrice de Textured Waves, un « collectif de surf pour les femmes de couleur »,  considèrent que « l’histoire américaine du racisme systémique joue un rôle majeur pour décourager les personnes de couleur de pratiquer des sports nautiques ».

Mais les lois de ségrégation aux États-Unis ont été abolies depuis plus de 50 ans désormais, de quoi sérieusement remettre en cause les arguments « Black Lives Matter » de ces militantes pour un surf plus « diversitaire ». De surcroît lorsqu’en parallèle, une étude de 2014 a révélé que les enfants noirs américains avaient jusqu’à dix fois plus de risques de se noyer que les enfants blancs…

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO - spot_img

« J’ai fait l’amour avec le diable ». Pourquoi des Catholiques se sont opposés au concert d’Anna Von Hausswolff à Nantes

Le 7 décembre 2021, de nombreux fidèles catholiques, beaucoup de jeunes, se sont rassemblés devant l’église Notre-Dame du Bon-Port...

Gwern-ar-Sec’h : Mohammed ha Rizk pennoù bras an trafikerezh dramm

Kondaonet eo bet c'hwec'h paotr d'ar meurzh 07 a viz kerzu gant lez-varn Roazhon evit trafikerezh drammoù. Etre Gwern-ar-Sec'h (Bro...

Articles liés