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La NASA va rebaptiser son siège de Washington du nom d’une femme ingénieur aéronautique noire, cédant à la pression du mouvement Black Lives Matter. Mais les statistiques ethniques sur la composition du personnel de l’agence spatiale rappellent une autre réalité.

La NASA met un genou à terre devant le politiquement correct

Rien ne semble pouvoir s’opposer aux injonctions du mouvement Black Lives Matter aux États-Unis. C’est désormais au tour de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) de s’attaquer à la figure de « l’homme blanc », devenu le nouvel épouvantail de l’Occident.

L’agence spatiale a ainsi annoncé le 24 juin qu’elle allait rebaptiser son siège situé à Washington du nom de Mary Jackson, une femme afro-américaine présentée comme la première ingénieure aéronautique noire de la NASA.

Par l’intermédiaire d’un communiqué, l’administrateur de la NASA Jim Bridenstine a déclaré que « Mary W. Jackson a fait partie d’un groupe de femmes très importantes, qui ont aidé la NASA à envoyer des astronautes américains dans l’espace avec succès ». avant de s’aventurer sur un terrain plus politique : « Mary n’a jamais accepté le statu quo, elle a contribué à briser les barrières et à ouvrir des opportunités pour les Afro-Américains et les femmes dans le domaine de l’ingénierie et de la technologie ».

La pression médiatique plus forte que l’agence spatiale

Mais, si certains pouvaient encore penser que quelques secteurs d’activité échapperaient à ce « grand nettoyage » sous couvert d’« antiracisme », la réalité est en train de leur donner tort. Et, fort logiquement, l’aéronautique doit aussi se mettre à jour sur la question.

Un travail déjà engagé l’année dernière lorsque la NASA avait alors rebaptisé la rue desservant son siège « Hidden Figures Way » [NDLR :« Passage des Figures de l’ombre »] afin de rendre hommage à trois mathématiciennes noires (Mary Jackson, Katherine Johnson, Dorothy Vaughan). Trois femmes dont le travail auprès de l’agence spatiale américaine a en outre fait l’objet d’un film intitulé « Les Figures de l’ombre »…

Par ailleurs, le patron de la NASA s’est engagé à continuer à souligner les efforts des femmes ou encore des Afro-américains « qui ont permis à la NASA d’écrire une histoire d’explorations réussies ».

Enfin, pour reprendre un peu de hauteur sur la situation, il n’est pas inutile de rappeler que, sur les quelques 17 000 personnes qu’emploie la NASA, 72 % des employés sont des Blancs, 12 % sont des Noirs ou afro-américains, 7 % sont asiatiques et 8 % sont hispaniques. Chez les scientifiques et les ingénieurs travaillant pour l’agence spatiale, la proportion de Blancs atteint les 76 %…

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AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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