Nantes. Encore 14 agents municipaux agressés

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À la faveur des délibérations du dernier conseil municipal du 15 juillet dernier (délibération n°2) au titre des décisions prises par le maire au titre de l’article 2122-23 du code général des collectivités territoriales (CGCT), l’on apprend encore de nombreuses agressions d’agents de la ville ; ils sont en effet défendus aux frais des contribuables, au titre de leur protection fonctionnelle, lorsqu’ils sont agressés dans l’exercice de leurs fonctions.

Ainsi, outre la « défense des intérêts de la Ville et d’un agent municipal Vie associative et jeunesse entendu par les services de police en sa qualité d’agent municipal », le 14 mai dernier (n°2020_081DEC), l’on retrouve mention de la mise en place de la protection fonctionnelle pour diverses agressions d’agents.

Dans le désordre, pour deux agents agressés le 30 novembre 2019 (2020_082DEC), un agent agressé le 10 mars 2020, quatre autres (!) le 15 avril 2020, un autre le 21 avril 2020, deux le 14 avril 2020, deux autres le 7 avril 2020, deux encore le 6 avril 2020, un autre le 7 avril 2020, un autre agressé le 6 septembre 2019 et un autre le 25 octobre 2019.

Par ailleurs, la protection fonctionnelle a aussi été mise en place pour une élue, « dans la procédure engagée contre deux individus ayant tenu publiquement, par voie électronique, des propos outrageants contre l’élue » (2020_098 DEC, 15/6/2020).

La municipalité offre une location au tarif imbattable pour une association culturelle musulmane

On apprend par ailleurs dans une autre ligne que la municipalité prolonge la mise à disposition d’un appartement de 81 m² à l’association musulmane Nantes-Nord, au 6 rue Samuel de Champlain, avec une redevance annuelle d’occupation de 23,72 € du mètre carré, soit 1 921 € pour l’appartement, soit 160 € par mois. Il s’agit d’un immeuble de Nantes Habitat (16 étages, construit en 1973, rénové en 2001).

Dans ce quartier aux nombreux logements sociaux – autrement connu sous le nom du Chêne des Anglais – et certes assez insécuritaire, gangrené par l’économie de la drogue, ce loyer semble imbattable. Une annonce immobilière pour un appartement voisin (2 rue Samuel de Champlain) et une surface légèrement moindre (71 m²) indique, chez le bailleur social Vilogia, un loyer charges comprises de 342 € par mois.

Louis-Benoît Greffe

Photo d’illustration : DR
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