Grèce. Après l’incendie, Lesbos toujours au bord de l’embrasement

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La construction d’un nouveau camp à Lesbos après l’incendie de celui de Moria est la source de nouvelles tensions entre police, migrants et habitants.

Lesbos : après l’incendie, l’île au bord de l’embrasement

Les choses se sont accélérées sur l’île grecque de Lesbos depuis le 9 septembre dernier et le gigantesque incendie qui a ravagé le camp de migrants de Moria, un espace surpeuplé abritant plus de 12 000 migrants. Pour mémoire, les autorités grecques ont rapidement privilégié la piste de l’incendie volontaire et sous-entendu que celui-ci avait été déclenché par des migrants à la suite des contrôles sanitaires ayant mal tourné après la détection de 35 cas de Covid-19 parmi eux.

Une fois les flammes éteintes, la situation à Lesbos ne s’est pas apaisée pour autant. Le 12 septembre, des centaines de migrants ont manifesté de manière violente sur l’île afin de signifier qu’ils ne veulent plus vivre dans ces conditions mais plutôt être transférés vers la Grèce continentale et les autres pays de l’Union européenne. À la suite de l’incendie du camp de Moria, ce sont des milliers de personnes qui dorment dans les rues et sur le bord des routes à Lesbos. De quoi rendre la situation tout autant intenable pour les autochtones.

Rapidement, la manifestation a dégénéré en affrontements entre migrants et policiers, lesquels ont répondu aux jets de pierres par du gaz lacrymogène.

Un nouveau camp mis en place dans l’urgence

Débordées, les autorités locales ont malgré tout installé des milliers de tentes dans un grand champ clôturé depuis la fin de la semaine dernière pour héberger les migrants. Le ministère grec des Migrations a indiqué qu’environ 800 migrants ont été placés dans ce centre temporaire depuis quelques jours tandis que 21 cas de Covid-19 avérés étaient recensés parmi ces derniers le 14 septembre au soir.

Dans le même temps, des milliers de clandestins refusent de se rendre dans ce nouveau camp car craignant de ne plus pouvoir quitter l’île une fois à l’intérieur.

D’autre part, selon les mêmes autorités, « un groupe d’Afghans exercerait un chantage et terroriserait un grand nombre de réfugiés et de migrants. Ce groupe affirmerait que les réfugiés n’atteindront leur objectif de quitter l’île que s’ils restent dans la rue ».

Les Grecs de Lesbos excédés

Outre les migrants, les habitants de l’île ne veulent pas entendre parler d’un nouveau camp sur leurs terres. La mise en place de cette nouvelle structure attisait encore un peu plus la colère des insulaires. Certains ont d’ailleurs organisé des blocus sur les routes de l’île pour empêcher les bulldozers de passer et retarder les travaux.

Une colère soutenue par certains politiques : le préfet de l’Égée du Nord, Kostas Mountzouris, fermement opposé au projet du gouvernement d’ériger un camp fermé sur l’île pour remplacer Moria, a appelé entrepreneurs et professionnels à se rassembler le 15 septembre pour réclamer « l’éloignement des migrants de l’île à bord de bateaux ».

Enfin, le gouvernement grec promet la construction d’un « centre d’accueil et d’identification permanent » prochainement à Lesbos pour les clandestins extra-européens. Un projet loin de répondre aux attentes des locaux que le sentiment d’abandon pourrait conduire à un point de non-retour.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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