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Le Parti Breton opposé à un référendum sur la réunification de la Bretagne ? Voici qui peut, de prime abord, surprendre. Le parti politique vient toutefois d’adresser un communiqué à la presse, que nous diffusons ci-dessous.
Ce dimanche 11 octobre, l’association « A la Bretonne ! » et le « Breizh Civic Lab » organisent un rendez-vous politique des plus importants dans le cadre de la réunification. Le Parti Breton soutient toujours la plateforme dans sa démarche de rassembler les élus pour faire avancer la question au plus vite et la félicite pour son travail accompli jusqu’ici.
Cependant, le but de la journée de dimanche est clairement affiché : « Engager les politiques de tous bords dans la voie du référendum et débattre des conditions acceptables pour que chacun y trouve son compte ». Les Bretons ne doivent pas faire preuve de naïveté. Les grandes manœuvres pour utiliser ce référendum en faveur d’un Grand-Ouest ont déjà commencé, à commencer par Valérie Oppelt. Après avoir accepté l’invitation, la députée LREM de Nantes annule finalement sa venue « dans l’attente d’un débat sincère, neutre avec les deux régions concernées »
Derrière cette déclaration soutenue par Richard Ferrand, se cache bel et bien le début des pressions sur la définition des limites géographiques de ce possible référendum. Si la tenue de ce dernier est actée, c’est le gouvernement qui décidera des électeurs à questionner mais également de la formulation de la question. C’est autant de critères que l’on peut manipuler à son aise pour influencer le scrutin en faveur de la nouvelle position récente d’un « En Marche » pro-Grand-Ouest.
Considérant qu’il appartient aux seuls Bretons de s’exprimer sur leur avenir, le Parti Breton s’oppose à la tenue d’un référendum sur la réunification tant que les conditions seront fixées par Paris et non par les Bretons eux-mêmes.
Afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïtés, le Parti Breton souhaite rappeler son attachement à l’expression démocratique et sa volonté de défendre la voix des électeurs, dès que les situations se présentent. Toutefois, pour être réellement démocratiques, les scrutins doivent être sincères et adaptés, et non être l’outil servant à légitimer le projet technocrate de grandes régions sans identité et sans cohérence territoriale.
Pour clore ce communiqué, à titre d’exemple, les responsables politiques n’ont pas eu besoin de référendum pour réunifier la Normandie en 2014. Nous demandons alors l’aboutissement de la réforme territoriale en réunifiant la Bretagne par décret.
Les choses ont le mérite d’être claires.
Illustration : DR
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